
Un avion F-15E Strike Eagle de l'armée de l'air américaine décolle depuis un site tenu secret pour une mission dans le cadre de l'opération "Fureur épique" contre l'Iran , le 9 mars 2026. © US Air Force via Reuters
Il s'agit du premier revers de ce type pour Washington depuis le début de la guerre. Un avion de chasse américain s'est écrasé, vendredi 3 avril, dans le sud-ouest de l'Iran, provoquant des opérations de recherches de la part de l'Iran et de Washington pour en retrouver l'équipage.
Des médias américains ont annoncé qu'un de ses deux passagers avait été secouru.
Après un long silence, la Maison Blanche s'est bornée à dire que Donald Trump avait "été tenu informé" de la perte de l'appareil qui serait un chasseur-bombardier F-15E, selon le New York Times (NYT) notamment.
D'après un porte-parole des forces armées iraniennes, l'appareil a été détruit pas un système de défense antiaérien des Gardiens de la révolution. "Des recherches supplémentaires sont en cours", a-t-il dit.
Le NYT et le Washington Post disent avoir authentifié des photos et vidéos, circulant sur les réseaux sociaux et dans les médias iraniens, d'hélicoptères et avions américains survolant à basse altitude la zone concernée.
Selon ces médias, les efforts pour retrouver le second membre d'équipage sont en cours.
Plus tôt dans l'après-midi, l'antenne de la télévision d'État iranienne dans la région de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad (sud-ouest) a diffusé des images présentées comme celles de l'épave, promettant une "généreuse récompense" à qui livrera les pilotes.
Treize militaires américains morts dans la région
Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a moqué les États-Unis sur X, leur prêtant la supplication : "Quelqu'un peut trouver nos pilotes ? S'il vous plaît ?"
Citant deux responsables américains, le NYT a ensuite affirmé qu'un autre avion de combat américain s'était écrasé près du détroit d'Ormuz, son seul pilote ayant été secouru sain et sauf.
Plus d'un mois après le début de l'offensive américano-israélienne le 28 février, il s'agit du premier sérieux revers pour la chasse américaine, signe que la République islamique dispose encore de capacités antiaériennes malgré des semaines d'intenses bombardements.
Selon un pilote de chasse occidental interrogé par l'AFP, la première chose à faire en cas d'éjection en territoire hostile, "est de se planquer et d'essayer de se signaler à ses camarades".
Pour cela, chaque pilote porte un gilet de combat contenant une balise codée radio-GPS afin de transmettre sa position.
Depuis le début de la guerre, aucun soldat américain n'a été tué ou capturé sur le sol iranien, mais 13 militaires sont morts dans plusieurs pays de la région.
Avec AFP
