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Moscou juge "absurde" de dire que le drone repéré non loin du porte-avions français était russe
Le Kremlin a qualifié vendredi d'"absurde" l'affirmation de la Suède selon laquelle le drone qui s'était approché du porte-avions français Charles-de-Gaulle, en escale à Malmö, était russe. Stockholm avait souligné un "lien étroit" avec Moscou.
Le porte-avions français Charles-de-Gaulle accoste au port de la baie de Subic, une ancienne base navale américaine au nord-ouest de Manille, aux Philippines, le dimanche 23 février 2025. © Joeal Calupitan, AP

D'où venait le drone lancé à proximité du porte-avions français Charles-de-Gaulle en Suède ? Alors que Stockholm pointe du doigt la Russie, le Kremlin a qualifié vendredi 27 février d'"absurde" l'affirmation selon laquelle ce drone brouillé par l'armée suédoise était probablement d'origine russe.

"Si vous rapportez correctement les déclarations (des autorités suédoises, ndlr) - à savoir que le drone est russe uniquement parce qu'il y avait un navire russe à proximité -, alors cette déclaration est tout à fait absurde", a déclaré le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov en réponse à la question d'un journaliste, tout en disant "ne pas connaître les détails" de cet incident.

Le drone en question a été repéré et brouillé mercredi par un bateau de la marine suédoise en patrouille, à environ 13 kilomètres du Charles-de-Gaulle dans le détroit d'Öresund, près de la ville de Malmö (sud) où le navire amiral français est arrivé pour une escale avant de participer à plusieurs exercices de l'Otan.

Probable violation de l'espace aérien

Le drone provient "probablement de la Russie, étant donné qu'il y avait un navire militaire russe à proximité immédiate au moment des faits", a déclaré le ministre de la défense Pal Jonson jeudi soir à la chaîne SVT, estimant qu'"il est probable qu'il y ait eu une violation de l'espace aérien suédois".

Les forces armées suédoises mènent actuellement une enquête.

Les pays européens se sont plusieurs fois inquiétés de survols de drones aperçus au dessus ou à proximité de sites sensibles, comme des installations militaires ou des aéroports, certains responsables politiques dénonçant des opérations de guerre hybride russes.

Avec AFP