
Le président américain Donald Trump et le roi Charles III à la Maison Blanche, le 27 avril 2026 à Washington. © Saul Loeb, AFP
Charles III entre mardi 28 avril dans le vif de sa visite d'État aux États-Unis, avec une réception en grande pompe à la Maison Blanche et un discours devant le Congrès pour tenter de faire oublier les tensions entre les deux pays sur la guerre en Iran.
Pour sa deuxième journée à Washington, le roi d'Angleterre va évoquer les liens historiques qui lient le Royaume-Uni et les États-Unis, deux pays qui "ont toujours su trouver des moyens de se rassembler", selon des extraits de son discours fournis par son service de presse.
Avant de s'adresser aux parlementaires américains, Charles III et la reine Camilla seront formellement accueillis à la Maison Blanche par Donald et Melania Trump avec 21 coups de canon et un passage en revue de troupes.
Donald Trump et Charles III auront ensuite un entretien privé dans le Bureau ovale, tandis que leurs épouses participeront à un événement consacré à l'éducation et à l'intelligence artificielle. Ils reviendront à la Maison Blanche en fin de journée pour un banquet.
Dans l'intervalle, Charles III va prendre la parole durant une vingtaine de minutes devant le Congrès américain, 250 ans après la déclaration d'indépendance des colonies américaines de la couronne britannique, le 4 juillet 1776.
"Un mec super"
C'est seulement la seconde fois qu'un souverain britannique prend la parole sur la colline du Capitole à Washington, après un discours d'Elizabeth II en 1991.
Charles III s'exprimera à un moment de crispation dans la "relation spéciale" entre les deux pays, qu'il doit selon un extrait de son discours qualifier d'"une des plus grandes alliances de l'histoire humaine".
Bien disposé personnellement à l'égard du roi – un "mec super" selon ses termes – Donald Trump ne ménage en revanche pas ses critiques envers le Premier ministre Keir Starmer en raison des réserves de Londres concernant la guerre en Iran. Le dirigeant travailliste a notamment refusé l'utilisation de bases britanniques lors des premières frappes américaines.

Dans ce contexte, Charles III compte rappeler que la défense des idéaux démocratiques est "essentielle pour la liberté et l'égalité" face aux défis internationaux, et rappellera les multiples alliances, comme l'Otan, qui lient les deux pays.
Le roi, âgé de 77 ans, reprendra brièvement la parole le soir venu lors du dîner d'État, prévu dans une salle de la Maison Blanche plus petite que la vaste salle de bal en construction à laquelle tient tant Donald Trump.
Le couple royal a débuté lundi sa visite d'État par un thé à la Maison Blanche puis une visite des ruches attenantes, suivi d'une réception en soirée à l'ambassade britannique avec sandwichs au concombre au menu.
Ce premier déplacement officiel de Charles III et Camilla aux États-Unis se tient quelques jours à peine après une nouvelle tentative présumée d'assassinat du président américain. Le roi y fera référence dans son discours.
Mercredi, le couple royal doit prendre le chemin de New York pour se rendre au mémorial du 11-Septembre, avant de s’envoler jeudi pour le territoire britannique des Bermudes, dans l'océan Atlantique.
Avec AFP
