
Antonio José Seguro lors d'un meeting de clôture, avant le second tour de la présidentielle au Portugal, le 6 février 2026. © Reuters, Rita Franca
Le socialiste modéré Antonio José Seguro a remporté dimanche 8 février le second tour de l'élection présidentielle au Portugal, en devançant largement son adversaire d'extrême droite André Ventura, selon deux projections des télévisions nationales basées sur des sondages à la sortie des bureaux de vote, et des résultats partiels.
Après dépouillement de 67 % des bulletins de vote, Antonio José Seguro recueillait 63 % des suffrages, contre 37 % pour Andre Ventura.
Deux sondages à la sortie des urnes réalisés pour les chaînes de télévision RTP, SIC et TVI/CNN créditent le candidat de socialiste de 67 à 73 % des voix.
Cet ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014) devrait ainsi succéder le 9 mars prochain au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste depuis dix ans.
Alors qu'André Ventura promettait une "rupture" avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, le vainqueur annoncé s'est posé en candidat rassembleur et mis en garde contre "le cauchemar" dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l'emportait.
Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s'appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l'extrême droite, avait refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l'élimination du candidat soutenu par son parti.
Progression de l'extrême-droite
Le parti d'extrême-droite Chega créé par Andre Ventura est devenu l'an dernier la deuxième force au Parlement, devant les socialistes, mais derrière l'alliance de centre-droit au pouvoir.
Malgré sa défaite attendue à l'élection présidentielle, l'ancien commentateur sportif à la télévision âgé de 43 ans peut se targuer d'avoir encore fait progresser son parti.
Le président portugais a un rôle largement protocolaire, mais il dispose de quelques pouvoirs importants, notamment celui de dissoudre le Parlement dans certaines circonstances, de convoquer des élections législatives anticipées ou d'opposer son veto à des lois.
Avec AFP et Reuters
