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RéessayerLa joie était immense, mercredi à Rabat et aux quatre coins du royaume chérifien. Portés par un stade Moulay Abdellah en ébullition, les Marocains ont décroché leur place pour la finale de la CAN 2025 organisée à domicile. Malgré une nette domination durant la demi-finale contre le Nigeria, le scénario du match les a emmenés jusqu'aux tirs au but avant la délivrance (0-0, 4-2 tab).
Au bord du terrain, Walid Regragui a laissé éclater son soulagement : "Le public marocain mérite ce moment historique. Ils ont été exceptionnels, présents du début à la fin, et ont poussé l’équipe sans relâche. Cette qualification est aussi la leur", a déclaré le sélectionneur marocain lors de la conférence de presse d'après-match.
Le poids de l'histoire
Ancien international, Regragui connaît mieux que quiconque le poids historique de cet événement : il était sur la pelouse lors de la dernière finale de Coupe d'Afrique disputée par son pays, le 14 février 2004. En vieux routier de la sélection, le vice-capitaine Romain Saïss sait, lui aussi, savourer l'instant.
"On a mangé notre pain noir pendant un moment. Cela fait 22 ans depuis la dernière finale et 50 ans depuis la dernière victoire", savoure le défenseur de 35 ans. "On sait qu'il y a énormément d'attente. On est là où on voulait être et on espère que dimanche, ce sera une belle fête pour tout le pays."
Car malgré de belles réussites ces dernières années, notamment une demi-finale historique à la Coupe du monde 2022, le Maroc n'a remporté qu'une seule fois la CAN, en 1976. Autant dire une éternité.
L'adrénaline de la jeunesse
Neil El Aynaoui n'a pas ce poids des années sur les épaules. Arrivé chez les Lions de l'Atlas durant l'année 2025, le jeune milieu de 24 ans a laissé transparaître une joie pure : "C'est incroyable ! L'ambiance était dingue et le scénario aussi. Je suis tout nouveau, mais c'est un truc de fou de jouer ici", se délecte-t-il, encore sous l'adrénaline. "On va profiter ce soir, mais on n'a pas beaucoup de jours d'ici dimanche, donc on va devoir vite se projeter là-dessus."
Un sentiment partagé par Achraf Hakimi au micro de beIN Sports : "C’est un moment unique pour nous, on est rentrés dans l’histoire encore une fois. L’équipe le mérite, le staff aussi. Tous les Marocains le méritent. On est très heureux, on aimerait profiter aujourd’hui mais on n’a pas fini le travail."
Car malgré l'euphorie, les Marocains savent qu'il reste une marche à gravir, la plus haute. La CAN 2025 ne sera considérée comme une réussite totale qu'en cas de sacre, le 18 janvier, face au Sénégal : "L'important désormais, c'est de soulever la Coupe", a d'ailleurs prévenu Romain Saïss en guise d'avertissement.
