
L'équipe du Nigeria affiche la meilleure attaque de la phase de groupes de cette CAN 2025. © Mosa'ab Elshamy, AP
C'est l'attaque la plus prolifique de cette CAN 2025. Avec huit buts inscrits et trois victoires glanées en autant de matchs de poules, le Nigeria avance sereinement vers son huitième de finale contre le Mozambique, lundi 5 janvier à Fès.
Les Super Eagles peuvent évidemment compter sur la forme d'Ademola Lookman, ballon d'or africain 2024 et déjà auteur de deux buts et deux passes décisives, ainsi que sur le ballon d'or africain 2023, Victor Osimhen, buteur contre la Tanzanie (2-1). "Nous développons une excellente cohésion sur le terrain. Chacun comprend son rôle, ce qui rend notre jeu plus fluide et plus dangereux", s'est félicité Ademola Lookman après la victoire contre la Tunisie (3-2).
Preuve que le danger peut venir de partout, huit membres de l'équipe ont marqué ou délivré une passe décisive depuis le début de la CAN. "Pour ceux qui ne seraient pas concentrés, l’addition peut être lourde", a prévenu l'entraîneur franco-malien Éric Chelle après la victoire contre l'Ouganda (3-1).
Esprit de groupe
Celui qui assume son statut de favori dans la compétition ne cache d'ailleurs pas son admiration pour son buteur : "Victor Osimhen est le meilleur attaquant du monde", a-t-il déclaré en conférence de presse. L'ancien buteur du Napoli s'amuse dorénavant en Turquie, où il fait le bonheur de Galatasaray avec 12 buts en 16 rencontres depuis le début de la saison.
Éric Chelle, qui a mené le Mali jusqu'en quarts de finale de la CAN 2023 pour la première fois de son histoire, est arrivé sur le banc des Super Eagles en octobre 2024 avec un objectif : remporter la compétition qui échappe au Nigeria depuis 2013. Pour y arriver, l'ancien défenseur du RC Lens mise sur l'esprit de groupe et la solidarité entre les joueurs : "J'ai partagé ma propre définition de cet état d'esprit avec les joueurs, et je pense qu'ils l'intègrent. Il ne s'agit pas seulement de tactique ou de technique ; il s'agit de valeurs. Et cette équipe commence à s'identifier à ces valeurs", avait-il déclaré dans une interview à la Confédération africaine de football en novembre.
Il ne s'agit pas que de mots. Plusieurs joueurs nigérians se côtoient toute la saison, à l'image du trio Iwobi, Bassey et Chukwueze, qui ont pris une importance considérable à Fulham, en Premier League anglaise.
Failles en défense
Les trois joueurs étaient d'ailleurs titulaires dans l'équipe qui s'est inclinée en finale de la CAN 2024 contre la Côte d'Ivoire (2-1). Animés d'un esprit revanchard, surtout depuis leur échec à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, les Super Eagles devront tout de même gommer quelques lacunes défensives s'ils veulent cette fois remporter le titre de champion d'Afrique.
Lors de la phase de groupes, les Nigérians ont encaissé quatre buts (au moins un par match), leur plus lourd total en phase de groupes depuis 1990. C'est aussi trois buts de plus que le Maroc, l'Algérie, l'Égypte ou la RD Congo, autres favoris pour le titre. Contre la Tunisie, les Super Eagles, qui menaient 3-0 à la 74e, se sont même fait remonter deux buts et auraient pu concéder le nul. "On doit être plus concentrés et mieux apprendre de nos erreurs", a réagit le capitaine nigérian, Wilfred Ndidi, à l'issue du match. Réponse dès lundi, contre le Mozambique.
