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Yémen : le gouverneur de Hadramout lance une opération pour reprendre des bases militaires
Le gouverneur de la province yéménite de Hadramout a lancé une opération visant à prendre le contrôle des sites militaires de la région de "manière pacifique", après l'avancée des séparatistes soutenus par les Émirats arabes unis. "Cette opération n'est pas une déclaration de guerre, ni une tentative d'escalade", a-t-il affirmé.
Un soldat du Yémen du Sud, appartenant au Conseil de transition du Sud soutenu par les Émirats arabes unis, se tient à un poste de contrôle à Aden, au Yémen, le mercredi 31 décembre 2025. AP

Le gouverneur de la région de Hadramout, la plus riche en ressources naturelles du Yémen, réagit à l'avancée des séparatistes sur le terrain. Il a annoncé, vendredi 2 janvier, lancer une opération visant à reprendre le contrôle des bases militaires de la région de "manière pacifique", rapporte l'agence de presse yéménite Saba.

"Cette opération n'est pas une déclaration de guerre, ni une tentative d'escalade", a affirmé Salem al-Khanbashi, peu après avoir été nommé commandant des forces du Bouclier national à Hadramout, soutenues par l'Arabie saoudite.

L'objectif est de prendre le contrôle des sites militaires "de manière pacifique et organisée", a-t-il assuré en ajoutant que l'opération ne visait "aucun parti politique, ni les civils".

Offensive éclair

Les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) se sont emparés ces dernières semaines de vastes territoires dans cette province riche en pétrole et frontalière de l'Arabie saoudite, ainsi que dans la région voisine de Mahra.

Cette offensive éclair a suscité la colère des autres factions au sein du gouvernement yéménite, appuyées par une coalition militaire dirigée par Riyad.

L'Arabie saoudite a exhorté à plusieurs reprises le STC à se retirer des régions qu'il contrôle et a mené des frappes contre des positions. La coalition a également bombardé, mardi, une cargaison d'armes présumée en provenance des Émirats arabes unis dans un port yéménite contrôlé par le STC.

Jeudi, le STC avait réaffirmé son intention de rester dans les régions conquises, tout en se disant prêt à travailler avec les forces du Bouclier national.

Le gouvernement yéménite, dont fait partie le STC, regroupe des forces hétéroclites opposées aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges parties du nord du pays.

Avec AFP