
Des combattangs du PKK rendent leurs armes lors d'une cérémonie à Souleimaniyeh, au Kurdistan irakien, le 11 juillet 2025. © Shwan Mohammed, AFP
Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé dimanche 26 octobre qu'il retirait toutes ses forces de Turquie vers le nord de l'Irak, pressant aussi Ankara de prendre "sans délai" des mesures juridiques pour sauver le processus de paix entamé il y a un an. "Nous mettons en œuvre le retrait de toutes nos forces à l'intérieur de la Turquie", a déclaré le PKK dans une déclaration lue lors d'une cérémonie dans le nord de l'Irak, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Le mouvement kurde a simultanément diffusé une photo montrant selon lui 25 combattants, dont huit femmes, se trouvant désormais dans le nord de l'Irak après avoir quitté la Turquie.
À la suite de discussions indirectes entamées en octobre 2024, le PKK, considéré comme terroriste par Ankara, a annoncé en mai sa dissolution, répondant à un appel en ce sens de son chef historique, Abdullah Öcalan, après plus de quatre décennies de combat contre les forces turques.
Selon le président turc Recep Tayyip Erdogan, ces violences ont fait 50 000 morts, dont 2 000 soldats et causé des milliards de dollars de pertes à l'économie turque.
Le PKK, dont le chef est emprisonné depuis 1999, a appelé dimanche la Turquie à prendre les mesures juridiques nécessaires à la poursuite du processus de paix et à permettre l'intégration de ses militants dans la vie politique. "Les mesures juridiques et politiques voulues par le processus" et les lois "nécessaires à la participation à la vie politique démocratique doivent être mises en place sans délai", a souligné le PKK dans sa déclaration.
Le PKK dit désormais vouloir défendre les droits de la minorité kurde en Turquie par la voie démocratique comme l'a demandé Abdullah Öcalan, figure tutélaire du mouvement malgré ses années de détention, lors de son "appel à la paix" en février.
Détenu depuis 1999 sur l'île-prison d'Imrali, au large d'Istanbul, Abdullah Öcalan avait appelé, le 27 février, son mouvement à se dissoudre, saisissant un processus initié par les autorités d'Ankara depuis octobre.
Une commission parlementaire turque chargée de préparer un cadre légal au processus de paix a démarré ses travaux en août. Et Abdullah Öcalan a été autorisé en septembre, pour la première fois depuis six ans, à rencontrer ses avocats.
Avec AFP
