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Publié le : 09/02/2024 - 10:33

A la Une de la presse du vendredi 09 février, le départ du chef des armées ukrainiennes sur fond de désaccord avec le président Zelensky, les problèmes de mémoire de Joe Biden, et le remaniement ministériel français, qui accouche d'une souris.

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C’était dans l’air depuis plusieurs jours. Valéry Zaloujny, le chef des armées ukrainiennes, quitte ses fonctions après une série de désaccord avec le président Zelensky.  En poste dès le début de la guerre contre la Russie, ce militaire "très populaire en Ukraine", raconte le New York Times, avait gagné la confiance des alliés occidentaux, qui voyaient en lui un partenaire fiable. Mais ses prises de positions critiques, dans le journal britannique, The Economist, en novembre 2023, sur l’inefficacité de la contre-offensive ukrainienne, avaient fortement déplu à Kiev. Son remplaçant, le général Oleksandr.Syrsky, est dépeint dans le New York Times, comme "un homme dur". Le quotidien revient sur sa stratégie de "va-t-en guerre", adoptée durant la bataille de Bakhmout. Cette dernière avait causé de nombreuses pertes des deux côtés du front. Au sein de l'armée ukrainienne, on le surnomme "le boucher"...

Sur le front militaire, la "situation se détériore" de plus en plus à Avdiivka, écrit le magazine ukrainien, Focus. Ukrainiens et Russes se livrent une bataille acharnée pour prendre le contrôle de la ville. De son côté, Libération décrit une situation très tendue pour les Ukrainiens. La ville est "encerclée par des centaines de blindés et des dizaines de milliers d’hommes". Selon les observateurs, l’objectif de Moscou est d'obtenir une victoire sur le "plan symbolique" à quelques semaines de l'élection présidentielle en Russie.

Aux États-Unis, pas de poursuites judiciaires pour le président Joe Biden, après la découverte de documents classés confidentiels à son domicile. Dans un rapport de 350 pages, écrit le Washington Post, le procureur spécial, Robert Hur, en charge de l'enquête, a motivé cette décision par la "mémoire défaillante" du président américain, qui lui aurait porté préjudice devant un jury. Ce à quoi l’intéressé a répondu lors d’une conférence de presse : "Ma mémoire va bien, je vous remercie", sur un ton assez virulent. Mais en période pré-électorale, une telle information sur la santé du président-candidat est du pain béni pour ses adversaires, explique le New York Times. Cette "raison légale de ne pas être poursuivi en justice devient un cauchemar politique", selon le quotidien. "S'il est trop vieux et jugé incapable d’être poursuivi en justice pour raisons de santé, comment pourrait-il mener un second mandat à la tête des États-Unis?", s’interroge le journal conservateur, National Review. Ce qui est sûr, conclut The Guardian, c’est que le camp de Donald Trump ne se privera de citer le rapport pour démolir son principal rival à la présidentielle de novembre prochain.

Beaucoup de bruit pour rien, résume la presse française au sujet du remaniement ministériel. Le Parisien parle d’un gouvernement "enfin au complet, mais dans la douleur". Libération pose la question : "est-ce un nouveau gouvernement? Ou une crise politique ? Ou bien un gouvernement déjà en crise?", après "30 jours d’atermoiements", marqués, entre autres, par la crise agricole et les vives critiques visant Amélie Oudéa-Castéra, désormais ex-ministre de l’Éducation nationale. 

"Que retenir de ce remaniement?", s’interroge aussi L’Opinion, sinon la charge de François Bayrou, allié historique des macronistes, après son refus d’entrer au gouvernement, sur fond de désaccord politique. Et si tout cela n’était qu’une "comédie du pouvoir", comme le décrit Le Figaro. Une comédie résumée en une phrase par Le Monde : "une si longue attente pour un non-événement".