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Publié le : 29/11/2023 - 07:44

A la Une de la presse, ce mercredi 29 novembre, l’espoir d’une nouvelle prolongation de la trêve entre Israël et le Hamas à Gaza, où un nouvel échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens est attendu aujourd’hui. L’annonce, par la Finlande, de la fermeture, la nuit prochaine, de son dernier poste frontière encore ouvert avec la Russie. Et la candidature française aux Jeux olympiques d’hiver de 2030.

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A la Une de la presse, l’espoir d’une nouvelle prolongation de la trêve entre Israël et le Hamas à Gaza, où un nouvel échange d’otages israéliens contre des prisonniers palestiniens est attendu ce mercredi.

Le Jerusalem Post fait état des efforts du Qatar pour négocier un nouvel "accord de cessez-le-feu mettant fin à la guerre à Gaza" et permettant "la libération des 150 otages restants, y compris les soldats en échange d'un grand nombre de prisonniers palestiniens". Le journal israélien indique, également, que le secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken est attendu dans la région dans les jours à venir. The Washington Post confirme les discussions en cours pour une nouvelle prolongation de la trêve. D’après le quotidien américain, "un responsable israélien" précise que cette prolongation pourrait intervenir à la condition que "les femmes otages continuent d’être libérées, par groupe de dix", ce qui pourrait conduire l’Etat hébreu à "examiner les propositions du Hamas pour élargir les échanges et y inclure des hommes et des soldats israéliens". Mais ce responsable précise que la poursuite des libérations ne "conduira en aucun cas à un cessez-le-feu permanent".

En attendant, le moindre sursis est précieux pour les habitants de Gaza, où la situation reste catastrophique. Le quotidien émirati The National fait état de l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé, qui affirme que davantage de personnes pourraient mourir de maladies que des bombardements à Gaza, si le système de santé n'est pas rétabli.

A la Une, également, l’annonce, par la Finlande, de la fermeture, la nuit prochaine, de son dernier poste frontière encore ouvert avec la Russie. D’après le quotidien finlandais Hufvustadbladet, Helsinki a décidé de "fermer sa frontière orientale avec la Russie pour une durée de deux semaines et adresser un message à Moscou". Une annonce faite par la ministre de l’Intérieur, en présence du Premier ministre Petteri Orpo. Celle-ci a justifié cette mesure par la nécessité de contenir l’afflux de demandeurs d’asile originaires de pays tels que l’Irak, la Syrie, la Somalie et le Yémen, en provenance de Russie. Mari Rantanen a également indiqué que cette fermeture implique que les demandeurs d'asile "ne pourront plus déposer leur demande que dans les aéroports et les ports internationaux". D’après Ilta Sanomat, autre quotidien finlandais, cette décision a été provoquée par ce qui s’apparente à une chasse aux migrants par les autorités russes. Celles-ci ciblent actuellement ceux d’entre eux qui sont entrés illégalement en Russie ou dont les titres de séjour ont expiré, et les somment de choisir entre l’expulsion et l’envoi en Ukraine, pour y combattre au sein de l’armée russe. La décision du gouvernement finlandais inquiète les défenseurs du droit d’asile en Finlande. Huvudstadbladet demande à ce que "la Finlande reste un État de droit", faute de quoi elle aura "vraiment cédé face à la Russie".

Inquiétude, également, du Moscow Times, qui demande à la Finlande de "ne pas oublier les migrants instrumentalisés par la Russie". Le quotidien russe indépendant explique que Moscou utilise ces migrants pour "mettre à exécution sa menace de représailles contre la Finlande pour son adhésion à l’OTAN", mais aussi contre l’Estonie, également dans sa ligne de mire "pour son soutien indéfectible à l’Ukraine". "La stratégie de la Russie, détaille le journal, consiste à la fois à submerger et à déstabiliser ses voisins perçus comme "hostiles". Pousser les réfugiés vers leurs frontières augmente la pression sur les systèmes d'immigration et les services sociaux finlandais et estoniens, ce qui met à rude épreuve leurs ressources et surtout attise les tensions sociales". The Moscow Times, qui parle d’une "guerre hybride" menée par Moscou, prévient qu’il est "peu probable que la fermeture complète des frontières avec la Russie résolve aucun de ces problèmes" et que "les gouvernements européens doivent veiller à ne pas recourir à des politiques contraires à la vie humaine, et aux lois conçues pour la protéger". Des politiques "qui les rapprocheraient de ce à quoi ils s’opposent: le Kremlin".

Un mot, enfin, de la candidature française aux Jeux olympiques d’hiver de 2030. Le CIO doit décider aujourd’hui qui rentrera en "dialogue ciblé" pour l'attribution de ces Jeux. La grande question est de savoir si une seule candidature sera retenue ou si le CIO proposera d'aller plus loin avec une ou deux autres candidatures. En attendant, les Alpes françaises, proposent une édition "économe et sobre", selon La Croix.  Mais l’argument ne convainc pas les défenseurs de l’environnement, qui soulignent le paradoxe d’investir massivement dans les sports d’hiver en plein réchauffement climatique. D’où la question de La Croix : ces JO d’hiver en France sont-ils "un non-sens écologique?".

Le Temps rappelle que la Suède et la Suisse sont également candidates mais fait état d’"un certain pessimisme" concernant la candidature helvétique, parce que, selon lui, la candidature française disposerait d’un "argument de poids" : les " bonnes relations (de la France) avec la Russie, qui a été exclue des Jeux et menace de créer ses compétitions parallèles" - une hypothèse que le CIO prendrait "très au sérieux". Le Temps résume par une petite pique la façon dont la candidature hexagonale aurait été présentée, "à la française : brillante, charmeuse et un peu superficielle". Dit en toute amitié, bien sûr…

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