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Emmanuel Macron salue la coopération avec les Pays-Bas et défend une position "inchangée" sur Taïwan

Au deuxième jour de sa visite d’État aux Pays-Bas, Emmanuel Macron participe mercredi à une conférence de presse commune avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte à Amsterdam. Plus tôt, la visite du président français a, à nouveau, été perturbée par des manifestants hostiles à sa politique.

Après une visite mardi à la Haye, où il a tenu un discours sur la souveraineté européenne, Emmanuel Macron participe, mercredi 12 avril à Amsterdam, à une conférence de presse commune avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Le président français a entamé mardi une visite d'État de deux jours aux Pays-Bas axée sur l’Europe et le renforcement des partenariats entre les deux pays. Mais cette visite a été perturbée à plusieurs reprises par des manifestants hostiles à la politique du président.

Deux personnes, qui ont tenté d’approcher Emmanuel Macron en courant, ont été arrêtées pour "trouble à l'ordre public et menace" mercredi, alors que le président s’apprêtait à visiter un laboratoire à Amsterdam.

Une quarantaine de manifestants attendaient aussi le chef d’État à sa sortie de l'université, brandissant des banderoles et des pancartes.

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Rattrapé par la réforme des retraites

Emmanuel Macron avait déjà été interrompu la veille, au premier jour de sa visite, lors d'un discours sur l'Europe à La Haye, par des militants critiques de sa politique climatique ainsi que de la réforme des retraites.

Il avait alors répliqué que si la démocratie était synonyme de droit de manifester, elle était aussi mise "en danger" quand la loi n'est plus respectée.

Sa décision de recourir à la procédure du "49.3", soit une adoption du texte sans vote en engageant la responsabilité de son gouvernement, a ravivé mi-mars la mobilisation en France, avec des manifestations émaillées de violences.

Sa visite d'État intervient également en pleine polémique suite à ses propos controversés sur Taïwan alors qu’il revenait de Chine. Il a estimé que l’Europe ne devait pas faire du "suivisme" envers les États-Unis ni la Chine en cas de conflit à propos de l’île. Emmanuel Macron "assume intégralement" ses propos sur Taïwan, a-t-on déclaré mercredi de source diplomatique française, répondant aux nombreuses critiques sur ses déclarations.

Avec AFP et Reuters