
Alors que l'Inde célèbre aujourd'hui en grandes pompes le Jour de la République, Rahul Gandhi parcourt les derniers kilomètres de sa Bharat Jodo Yatra, ou "Marche pour unifier l’Inde", qui doit se terminer lundi dans le Cachemire indien après 150 jours de marche et plus de 3500 km parcourus. L'opposant politique, héritier de la dynastie Nehru-Gandhi a dans son viseur le BJP, le tout-puissant parti extrémiste hindou du Premier ministre Narendra Modi, au pouvoir depuis 2014.
Pour Rahul Gandhi, cette marche est une manière de sauver le parti du Congrès qui enchaîne les défaites électorales et qui n’est plus que l’ombre de lui-même.
Comment ce parti qui a régné sur la vie politique indienne pendant près de 7 décennies, a-t-il presque disparu du paysage politique ?
Pour beaucoup, si l’Indian National Congress ne parvient pas à enrayer son déclin, c’est avant tout parce qu’il ne parvient pas à couper le cordon ombilical avec la dynastie Gandhi dont Rahul, fils de Sonia et Rajiv, petit-fils d’Indira, et arrière-petit-fils de Jawaharlal Nehru, est le dernier représentant.
Sans compter les affaires de corruption qui ont éclaboussé le parti la dernière fois où il était au pouvoir, entre 2004 et 2014.
Reportage de nos correspondants Alban Alvarez, Navodita Kumari et Suyash Shrivastava.