À la une de la presse, ce lundi 21 novembre, les réactions mitigées au bilan de la COP27, le coup d'envoi de la Coupe du Monde de football au Qatar, les 80 ans du président américain Joe Biden - qui dit vouloir se représenter en 2024 - et un projet de loi en faveur du vote à partir de 16 ans en Nouvelle-Zélande.
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À la une de la presse, les réactions au texte final de la COP27, qui s'est achevée, dimanche 20 novembre, à Charm el-Cheikh.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce 27ème sommet de l'ONU sur le climat suscite des réactions mitigées. Les Échos évoquent à la fois "les avancées" et "les impasses" de cet accord : avancées, grâce à la création d’un fonds pour les pays les plus touchés par le changement climatique et impasses, pour ce qui est des émissions de CO2 et le poids des énergies fossiles. "L'urgence attendra" : Libération dénonce un accord "a minima", en décalage avec "la gravité de la situation". "Il fut un temps où l’on se serait félicité du verre à moitié plein. Mais l'urgence climatique impose de ne plus se satisfaire de l’accord en demi-teinte arraché après trente-six heures de prolongation des négociations", regrette le journal.
A la une de @libe ce lundi :
🌍 #COP27 : l'urgence attendrahttps://t.co/nj2k4mQp7h pic.twitter.com/XjKolFM47S
Ce sentiment est largement partagé. The Financial Times estime, lui aussi, que les discussions ont échoué sur ce qui est en réalité le point "le plus crucial", les émissions de CO2, et que "le financement des pertes et dommages est certes positif mais (que) la priorité (aurait été) de stopper la cause du préjudice". Pour The Guardian, l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés, fixé par l’accord de Paris de 2015, est mort et enterré mais le journal refuse de perdre espoir. "Chaque fraction de degré supplémentaire augmente la souffrance humaine, mais c’est précisément pour cette raison que la lutte pour mettre fin à l'industrie des combustibles fossiles doit s'intensifier", plaide le journal.
Le bilan de la COP27 en dessins, c’est à voir avec Morten Morland pour The Times, qui ironise sur ces négociateurs se disant prêts à un accord - à condition de "laisser tomber les réductions d’émission de CO2". "Préparez la fumée blanche», s’enthousiasme un autre, comme au Vatican, lorsque les cardinaux électeurs ont élu un nouveau pape.
Monday's @thetimes cartoon https://t.co/KQgpswNfxN pic.twitter.com/nFljPYBiDn
— Morten Morland (@mortenmorland) November 21, 2022Le dessin de Coco, pour Libération fait référence, lui, au jeu des sept différences, avant la COP27 et après la COP 27. Ne cherchez pas, il n’y en a pas, et c'est toujours le même homme qui se noie.
COP 27, avant / après... ✏️ Par Coco #COP27 pic.twitter.com/Vekhjh6kCr
— Libération (@libe) November 21, 2022Fin de la COP27, et coup d'envoi, dimanche 20 novembre, du Mondial de football au Qatar. "Le monde entier est au Qatar", jubile Al-Araby Al-Jadid. Le journal qatari célèbre l’avènement d'un "rêve longtemps attendu et finalement exaucé avec ce Mondial 2022" - qui prouverait "la grande capacité de l'émirat à (réunir) tout le monde sur son sol". D’après Le Monde, la cérémonie d’ouverture a effectivement permis au monarque qatari Tamim ben Hamad al-Thani, de "mettre en scène le retour en force de son pays au Moyen-Orient", avec la présence, dans la tribune d’honneur, de deux leaders qui rêvaient de mettre le Qatar à genoux, il y a encore moins de deux ans : le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, dit MBS, et le président égyptien Abdal Fattah Al-Sissi.
Malgré la concorde affichée et les dimensions olympiques des cérémonies, le lancement de ce Mondial s’est terminé par une fausse note pour le Qatar, premier pays organisateur à avoir perdu le match d’ouverture, 2 à 0 face à l'Équateur. Une défaite qui lui vaut cette critique cinglante du Times : "Le Qatar a peut-être investi 200 milliards de dollars dans ce Mondial mais cet argent clinquant ne lui a pas permis de s'acheter ne serait-ce que la moitié d’une équipe digne de ce nom".
Les Bleus, eux, ont rendez-vous demain face à l'Australie. Ils vont devoir faire sans Karim Benzema, forfait pour la compétition. L'absence du joueur, blessé à l’entraînement, laisse mal augurer de ce Mondial pour les Bleus, d'après 20 minutes, qui exprime ses "doutes" sur leurs chances d’avancer dans la compétition. En l'absence de Benzema, "une large partie du destin de l'équipe de France repose désormais sur les épaules de l'attaquant parisien Kylian Mbappé", dixit L'Équipe, qui le voit déjà marcher "dans les pas de Pelé", le seul joueur à avoir remporté deux coupes du monde avant l’âge de 24 ans. Kylian Mbappé fêtera, lui, ses 24 ans le 20 décembre prochain, deux jours après la finale de la Coupe du monde.
Un autre anniversaire aux États-Unis où le président Joe Biden a fêté ses 80 ans hier - un âge qui fait débat alors que le président américain envisage de se représenter en 2024. D’après The Wall Street Journal, certains membres du parti démocrate estiment qu'il est temps pour Joe Biden, qui se présente comme un "pont» entre l'ancienne et la nouvelle génération", de prendre sa retraite. Politico lui, presse Joe Biden, de se représenter et critique la "guerre générationnelle" actuellement en cours, selon lui, au sein du Parti démocrate. Le site cite la féministe avant-gardiste Betty Friedan, qui dénonçait une "mystique de l'âge plus redoutable encore que la mystique féminine".
Non, la vieillesse n’est pas un naufrage - et la jeunesse non plus, d'ailleurs. The Guardian rapporte que la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a annoncé vouloir faire adopter une loi pour porter l'âge de vote à 16 ans. D’après le journal, cette annonce fait suite à une décision historique de la Cour suprême, qui estime que l'âge de vote actuel de 18 ans est discriminatoire et qu'il viole les droits des jeunes.
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