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Déconfinement : les lieux culturels font le plein de visiteurs

Les cinémas, salles de spectacles, monuments et autres musées faisaient partie des lieux considérés comme "non-essentiels" ces derniers mois. À ce titre, ils sont donc restés fermés avant de rouvrir le 19 mai dernier. Depuis, les spectateurs et visiteurs y retournent avec plaisir. Le Louvre, notamment, fait "jauge comble". Le plus grand musée du monde doit respecter la norme de 8m² par visiteur, ce qui rend finalement la visite plus agréable pour tous ceux qui se sont inscrits au préalable. Mona Lisa, habituellement cernée par les curieux, est exceptionnellement accessible sans jouer des coudes.

La Bourse de commerce – Pinault Collection ouvre elle aussi ses portes, mais pour la toute première fois. L’ancienne halle de blé, située en plein cœur de Paris, a fait l’objet d’une longue restauration afin de se transformer en écrin pour l’immense collection d’art contemporain de François Pinault. En 2005, l’homme d’affaires, alors à la tête du groupe PPR (devenu Kering), avait emmené ses œuvres à Venise après que son projet de Fondation sur l’île Seguin, à Boulogne, s’était soldée par un fiasco. Il est de retour dans Paris avec un bail de 50 ans qui va lui permettre d’exposer des artistes comme Cindy Sherman, Tatiana Trouvé, Urs Fisher, Bertrand Lavier ou Rudolf Stingel...

À la Philharmonie de Paris, Sebastião Salgado expose sept années de voyage au cœur de la forêt amazonienne. À travers 200 photographies, il dévoile sa rencontre avec les peuples autochtones, gardiens de la forêt, et nous emmène à la découverte d'un monde aussi fascinant que fragile, menacé par les activités de l'homme et encore largement méconnu, nous explique-t-il. Une exposition accompagnée de la musique de Jean-Michel Jarre. Pour l’occasion, ce dernier a composé une mélodie à partir de sons enregistrés sur place, collectés et arrangés afin de proposer une immersion en images et en musique dans l’univers du photographe brésilien.

Avec "Répare, reprise", des artistes originaires du Moyen-Orient ou d'Afrique se réapproprient l’histoire de leurs pays. Ils mêlent archives historiques et objets du quotidien pour se réapproprier leur histoire. Le résultat est à voir à la Cité internationale des arts, à Paris.

Et puis, les salles obscures font à nouveau le plein... Les spectateurs se sont rendus en nombre au cinéma. Les exploitants ne s’attendaient pas à de tels succès et ont rempli les salles au maximum de la jauge de 35 %. Distributeurs et spectateurs ne boudent pas leur plaisir.