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Royal Mail recrute 30 000 intérimaires pour juguler la grève de ses salariés

Alors qu'un préavis de grève national a été déposé pour jeudi et vendredi, la direction de Royal Mail a annoncé le recrutement de 30 000 intérimaires, soit le double des embauches effectuées habituellement pour les fêtes de fin d'année.

AFP - Plusieurs syndicats ont vivement critiqué dimanche l'intention de Royal Mail de recruter 30.000 intérimaires pour traiter les millions de lettres et colis bloqués par des grèves régionales et faire face au surcroît d'activité avant Noël.

Alors que des mouvements régionaux perturbent la distribution du courrier depuis plusieurs semaines, un préavis de grève de 48 heures, jeudi et vendredi prochains, a été déposé jeudi dernier par les membres du syndicat CWU (Communication Workers Union). Le dernier arrêt de travail national remonte à 2007.

Les revendications portent sur les salaires, l'emploi et la gestion.

Mais la direction a annoncé dimanche le recrutement de 30.000 intérimaires, soit le double des embauches effectuées habituellement avant les Fêtes de fin d'année.

"Tous les ans, Royal Mail recrute plusieurs milliers d'employés temporaires supplémentaires...dans le cadre de l'opération qui vise à distribuer avec succès le courrier de Noël", a expliqué Adam Crozier, directeur général de Royal Mail (120.000 postiers).

"Cette année, nous aurons le double de personnes à bord, et elles seront en place beaucoup plus tôt dans le courant de l'automne", a-t-il ajouté.

Environ 5.000 responsables du groupe vont également mettre la main à la pâte en triant et distribuant le courrier qui s'est accumulé, et cinq centres de tri temporaires vont être mis en place.

Mais pour Billy Hayes, secrétaire général du CWU, il s'agit d'une "initiative stupide". "Ca ne va pas aider à résoudre le conflit. Cela va envenimer les choses", a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision BBC.

Paul Kenny, chef du syndicat GMB, a pour sa part estimé que les actions de Royal Mail "dépassaient l'entendement", précisant qu'"il existe des lois strictes qui interdisent à l'employeur et aux sociétés de recrutement d'employer des intérimaires pour briser une grève légale".

Les discussions entre syndicats et direction devraient reprendre lundi.