
Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque est dans un état grave après avoir été visé par des tirs de fusil à canon scié, samedi. Un suspect, arrêté quelques heures après les faits a été relâché. Le parquet national antiterroriste n'a pas été saisi.
La garde à vue de l'homme interpellé, samedi 31 octobre, après l'agression d'un prêtre orthodoxe grièvement blessé par balles à Lyon a été levée en début d'après-midi, a indiqué dimanche le parquet.
"En l'état des investigations conduites par les enquêteurs, aucun élément ne permet (...) de l'impliquer dans la commission des faits", a expliqué le parquet, ajoutant par ailleurs que l'état de santé de cet homme n'était pas compatible avec une garde à vue.
Le médecin l'ayant examiné a jugé que son état "relevait d'une hospitalisation sous contrainte" (dans un établissement psychiatrique).
Interpellé peu après les faits dans un autre quartier de Lyon que celui de l'église orthodoxe, cet homme "pouvait correspondre au signalement donné par les premiers témoins", avait alors indiqué le parquet.
La victime dans un état grave
Le suspect, un sans-domicile fixe, selon une source proche de l'enquête, n'était pas porteur d'une arme au moment de son interpellation.
Samedi, le prêtre de l'église orthodoxe grecque du 7e arrondissement de Lyon a été l'objet d'une "tentative d'assassinat", selon la qualification retenue par le parquet. Grièvement blessé, ce ressortissant grec était toujours hospitalisé au lendemain des faits.
Deux jours après l'attentat dans la basilique de Nice, cette attaque dans un lieu de culte a provoqué un fort émoi. Toutefois la piste terroriste n'est pas plus privilégiée que celle d'un différend de droit commun.
Avec AFP