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Facebook sous pression de ses annonceurs

Facebook est sous pression de certains annonceurs pour changer sa politique de modération de ses contenus racistes. Plusieurs entreprises ont annoncé boycotter les espaces publicitaires du réseau social au mois de juillet, forçant le PDG du réseau social, Mark Zuckerberg à réagir. 

Verizon, Honda, Unilever, Coca Cola, Starbucks... Au total, plus de 120 entreprises ont déjà répondu à l'appel de la campagne #Stophateforprofit initiée par des mouvements antiracistes dont la Anti-defamation league, un appel qui vise à boycotter les espaces publicitaires de certains réseaux sociaux, et en particulier Facebook, pour les forcer à mieux modérer leur contenus anti-racistes. 

Vendredi soir, le PDG-fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, s'est adressé dans un message en direct aux membres de son réseau Facebook. Il a annoncé plusieurs changements dont un meilleur contrôle des publicités incitant à la haine et une meilleure signalisation des messages politiques qui peuvent poser problème. 

Une réponse néanmoins jugée insuffisante par les organisations à l'origine du mouvement qui appellent plus d'entreprises, notamment en Europe, à participer. 

Selon des projections, Facebook pourrait connaitre une baisse de son chiffre d'affaire de 1% au mois de juin en raison de la crise du Covid-19, plus qu'en raison de la campagne de boycott. Une campagne dont l'impact ne devrait pas être si important que cela, car les 69,7 milliards de dollars de revenus publicitaires de 2019 sont générés en grande partie par des petits commerces. Ces derniers ne peuvent pas réellement se passer de ce moyen de communication pour atteindre leur public et ne peuvent donc pas participer à une telle campagne sans risquer un impact sur leurs propres revenus. 

Dans une note adressée la semaine dernière à ses annonceurs, Facebook affirme ne pas "faire de changement de politique sur pression financière" et définir sa politique en "fonction de principes et non en fonction d'intérêts commerciaux".