
Dans la presse, ce mardi 26 mars, le tollé provoqué par Donald Trump, qui a décidé de reconnaître la souveraineté d'Israël au plateau du Golan, annexé en 1981, les nouvelles tensions entre l'État hébreu et Gaza, le bilan de quatre ans de guerre au Yémen, et deux histoires piquantes… de sauces piquantes.
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Dans la presse, les réactions à la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, dont l’annexion par l’État hébreu en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Le président américain a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan. La photo est à la une du quotidien Al-Watan, qui estime que la décision de Donald Trump constitue une "atteinte à la légitimité" de l’ONU. D’après le quotidien syrien, sa signature serait une "agression" contre Damas, "n’offrirait qu’une illusion à Israël", au risque de "provoquer une escalade de la violence dans la région". Cette colère et cette indignation sont largement partagées dans le monde arabe, notamment aux Émirats arabes unis, où Gulf News écrit que "le Golan est un cadeau qu’il ne revient pas à Donald Trump d’offrir". "L’ego du président américain atteint des sommets dangereux", met en garde le journal, qui juge que "sa décision de reconnaître unilatéralement Jérusalem capitale d’Israël, à rebours de décennies de politique étrangère américaine, était suffisamment mauvaise pour ne pas offrir à son copain Netanyahou, qui lutte pour se faire réélire dans 15 jours, le plateau du Golan occupé".
Ces critiques sont partagées jusqu’en Israël, notamment par le quotidien de gauche Haaretz, qui estime, lui aussi, que la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté israélienne sur la Golan est "encore plus dangereuse que sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu", et la présente comme "un coup de poignard dans le dos du droit international, au nom d’Israël". Aux États-Unis, en revanche, la décision de Donald Trump est applaudie pas le très conservateur Wall Street Journal, qui la juge à la fois "morale et stratégique" : "Le vicieux régime syrien ne devrait pas être récompensé pour avoir tenté de conquérir Israël en 1967", accuse le quotidien, qui fait ici référence au fait la majeure partie du Golan syrien a été conquise par l'État hébreu lors de la guerre des Six Jours, u ne guerre présentée comme une "attaque préventive" par Israël contre ses voisins arabes.
Israël a poursuivi ses frappes aériennes, dans la nuit de lundi à mardi, dans la bande de Gaza, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu par le Hamas qui contrôle l’enclave palestinienne. Parallèlement, les tirs de roquettes palestiniennes se sont poursuivies elles aussi, selon The Jerusalem Post, qui rapporte que l’armée israélienne avait déclenché ses frappes en représailles au tir d’une roquette, dans la nuit de dimanche à lundi, faisant sept blessés au nord de Tel Aviv, selon les autorités israéliennes. The Guardian, au Royaume-Uni, rappelle le contexte dans lequel surviennent ces nouvelles tensions, à la fois dans le cadre des commémorations, le 30 mars prochain, du premier anniversaire de la Grande marche du retour, ce mouvement gazaoui qui proteste notamment contre le blocus israélien, et celui des élections législatives israéliennes anticipées, prévues le 9 avril prochain, un scrutin où les sondages donnent pour le moment Netanyahou au coude-à-coude avec son principal rival, Benny Gantz, que le Premier ministre tente de décrédibiliser en le présentant comme un "gauchiste", trop faible sur les questions de sécurité
Au Proche-Orient, toujours, au Yémen, les espoirs de paix restent minces, malgré la trêve de décembre dernier. Quatre ans après le lancement par l’Arabie saoudite d’une opération militaire chez son voisin yéménite contre les rebelles houthis, La Croix dresse un état des lieux assez sombre. Le quotidien français rappelle que le conflit a fait plusieurs dizaines de milliers de morts – plus de 67 000 morts, selon l’ONG Acled, qui avance cependant quelques chiffres encourageants : la baisse de 20 % du nombre de morts en janvier-février par rapport aux deux mois précédents, soit 1 000 décès en moins, et la diminution du nombre de raids aériens, ramené à 161 pour le mois de février 2019, soit deux fois moins qu’en janvier 2018. D’après La Croix, la guerre a aussi "morcelé" le Yémen, dont l’unité remontait à 1990, les rebelles houthis contrôlant aujourd’hui environ 20 % du territoire, essentiellement au nord, dont la capitale, Sanaa, les forces loyales au président Hadi et la coalition tenant les 80 % restants, en partie au sud. Sans qu’aucune des zones ne présente toutefois une situation homogène…
On ne se quitte pas là-dessus. Détendons-nous un peu avec cette double histoire racontée par The Guardian, deux histoires insolites de sauces pimentées. Le journal rapporte que deux hommes ont eu la vie sauve aux États-Unis grâce à elles, l’un en se nourrissant de sauce pimentée après s’être retrouvé enfermé cinq jours dans sa voiture avec son chien à cause d’une tempête de neige, et l’autre, en échappant in extremis à une voiture qui avait foncé dans un magasin, en se dirigeant vers le rayon des sauces piquantes…
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