Dans la presse, mercredi 16 janvier, les commentaires de la presse britannique sur le rejet massif, par le Parlement, du projet de Brexit de Theresa May, et ceux de la presse ivoirienne sur l’acquittement de l’ex-président Laurent Gbagbo et son ancien ministre Charles Blé Goudé par la CPI. Et des boulistes belges sous cocaïne.
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Dans la presse, mercredi matin, les commentaires de la presse britannique sur le rejet massif, hier, du projet de Brexit de Theresa May par le Parlement.
"L’accord de May sur le Brexit est mort, et maintenant ?", s’interroge The Guardian, inquiet de voir la Première ministre "diriger un parti (conservateur) divisé" et le pays "stocker de la nourriture et des médicaments comme s’il se préparait à la guerre". Theresa May doit à présent "tendre la main humblement à ses opposants et empêcher un crash du Royaume-Uni lorsqu’il sortira de l’Union européenne dans quelques semaines", plaide le journal, favorable au maintien dans l’UE. Il évoque une situation "sans précédent dans l’histoire constitutionnelle britannique" et la nécessité de "réconcilier la souveraineté du peuple et celle du Parlement". "Le vote en faveur du Brexit était motivé par la stagnation des salaires, les disparités régionales et une forme d’accumulation du capital impitoyable. Ces problèmes n’ont pas été causés par l’UE, et ne seront pas résolus en la quittant", prévient The Guardian, qui estime que "seul un gouvernement déterminé pourra les régler". Ce que Theresa May n’aurait pas fait, selon le journal.
Plus que jamais, la Première ministre concentre les critiques de tous bords. "Il faut une sorte de talent très spéciale pour réunir tant de gens contre soi, mais Theresa May y est arrivée", ironise The Telegraph, qui se demande "comment (les Britanniques) en sont arrivés là". "Il y a deux ans et demi, le pays a parlé. Le Parlement a-t-il le droit de mépriser le peuple ?", accuse le quotidien conservateur, qui juge que "Theresa May et le Parlement viennent de passer plus de deux ans à ne pas l’écouter, et que c’est bien la raison pour laquelle les Britanniques se retrouvent aujourd’hui dans cette pagaille épouvantable".
Du côté de la presse européenne, la tonalité est aussi globalement très pessimiste, comme en témoigne le journal portugais O Diario de Noticias, qui montre l’horloge de Big Ben recouverte d’un drapeau européen se désagrégeant. "Comment le Portugal et les autres pays européens se préparent au désastre", titre le quotidien. Il voit se rapprocher dangereusement la perspective d’une sortie de l’UE sans accord, tout comme Der Tagesspiegel, en Allemagne, pour qui le Royaume-Uni est "au bord du chaos". C’est comme si tout le champ lexical du désordre était exploré. "Brexit, Theresa May au bord de l’abîme", s’alarme La Repubblica, en Italie. La mine défaite de la Première ministre britannique, à la une, également, ce matin, du journal catalan Ara : "NON au Brexit de May". Un "non" en lettres majuscules rouges, pour souligner l’ampleur du revers essuyé.
En Côte d’Ivoire, l’annonce de l’acquittement de l’ex-président Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé par la Cour pénale internationale, provoque des réactions très mitigées. Si le journal Fraternité Matin se borne à annoncer sobrement la décision de la CPI, en se demandant quelles seront ses "incidences sur la vie politique nationale", Le Patriote fait part, lui, de son indignation en évoquant un "mardi noir" pour les 3 000 morts lors de la crise post-électorale entre 2010 et 2011, pour laquelle Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient accusés de "crimes contre l’humanité". Une réaction diamétralement opposée à celle du Temps, qui voit dans leur acquittement une "victoire" : "La Côte d’Ivoire vibre au rythme de ses fils prodiges", annonce le journal, en évoquant "les émotions et les larmes de joie à la résidence de Gbagbo", et l’"ambiance délirante" à Yopougon, son fief d’Abidjan.
Beaucoup de critiques, également, depuis hier, sur le rôle et le travail de la CPI. Interrogé par Le Djely, l’universitaire Mohamed Camara revient sur la "multiplication" des acquittements par la CPI, et estime qu’on peut "s’interroger à bon droit sur (son) efficacité et sa mise en mouvement de l’action pénale". L’universitaire guinéen critique à la fois le "ciblage de chef hiérarchique sur fond de scoops médiatiques sans privilégier la réunion de preuves suffisantes", et le faible "maillage fait contre les acteurs en jeu".
On ne se quitte pas là-dessus. Je vous propose de jeter un œil au Soir, qui nous apprend que nos amis boulistes belges ont changé de stimulant. D’après le journal, certains joueurs de pétanque auraient en effet troqué le traditionnel verre de pastis pour un produit nettement plus puissant, la cocaïne. "De quoi secouer le monde plutôt calme de la pétanque", commente Le Soir, qui cite le champion flamand de pétanque Stefaan Kausse. Celui-ci ne nie pas qu’il y ai un problème : " La pétanque est jouée à un très haut niveau. Et qui dit sport de haut niveau dit dopage. C’est aussi vrai pour notre monde".
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