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La quatrième journée de mobilisation des Gilets jaunes, samedi, a de nouveau été entachée de violences et d'importantes dégradations. L'exécutif assure que l'heure est désormais au dialogue et annonce que Macron prépare des mesures fortes.

"Le temps du dialogue est là." Pour le Premier ministre Édouard Philippe, au lendemain de la quatrième journée de mobilisation des Gilets jaunes à laquelle ont participé quelque125 000 manifestants, "il faut désormais retisser l'unité nationale".

Emmanuel Macron doit s’exprimer prochainement – peut-être lundi – pour permettre "à l'ensemble de la Nation française de se retrouver et d'être à la hauteur des enjeux", a indiqué Édouard Philippe au terme d'une visite au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, samedi 8 décembre en fin de journée.

Des tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Élysées, des vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris mais aussi des heurts et dégradations à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes : les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits.

Des tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Élysées, des vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris mais aussi des heurts et dégradations à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes: les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits.

Mais elles sont sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine, à l'Arc de Triomphe et dans plusieurs quartiers huppés de la capitale, qui avaient été observées une semaine auparavant et avaient stupéfié dans le monde entier.

"Urgence climatique" et urgence sociale

En parallèle, et très majoritairement dans le calme, des milliers de personnes ont participé à des marches pour le climat dans plusieurs villes, dont une partie portant des gilets jaunes, avec des slogans appelant à lutter dans un même élan contre "l'urgence climatique" et l'urgence sociale.

Cible récurrente des manifestants, à coup de "Macron démission", le chef de l'État – qui n'a pas pris la parole publiquement depuis samedi dernier – est resté pour cette nouvelle journée de mobilisation dans le palais présidentiel, entouré d'un imposant dispositif de protection. Il a laissé jusqu'alors Édouard Philippe monter au front, devant le Parlement et les médias.

Trois mois et demi de concertation doivent démarrer samedi prochain dans toute la France, avec syndicats, élus locaux et Gilets jaunes. Le gouvernement s'y est engagé afin de dégager des "mesures d'accompagnement justes et efficaces".

Avec AFP