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Le mouvement social de la SNCF continue mercredi 4 avril. Les cheminots ont annoncé 36 jours de grève jusqu'en juin, qui augurent de grosses difficultés pour les usagers. France 24 dresse une liste de solutions alternatives pour se déplacer.

Après un "Mardi noir", la journée de mercredi s'annonce tout aussi sombre dans les transports où le trafic reste très perturbé.

Au total, toutes catégories de personnel confondues, le taux de grévistes a été de 34%, soit un peu moins que lors de la journée de grève du 22 mars (35,4%), a déclaré en fin d'après-midi à la presse le directeur général adjoint Mathias
Vicherat. Selon lui, la situation de mercredi devait être identique.

Sur les grandes lignes, la SNCF prévoit un TGV sur sept en moyenne, l'axe Sud-Est étant le plus impacté (1/10). Même chose pour les Intercités, avec un trains sur huit.

Sur les lignes régionales, un TER et un Transilien sur cinq sont annoncés. En Île-de-France, la circulation des RER sera variable selon les axes, allant d'un train sur deux à un sur cinq. Certaines branches ne seront pas desservies

Petit répit du côté du ciel pour les voyageurs : très déterminée, l'intersyndicale d'Air France a  annoncé avoir déposé deux préavis de grève supplémentaires mais pas avant les 10 et 11 avril prochain.

Pour vous aider à vous déplacer pendant les 36 jours de grève programmés jusqu'en juin, à raison de 12 jours par mois, France 24 vous propose un petit guide de survie grâce aux moyens de transports alternatifs

Le covoiturage

Pour ceux qui ne connaissent pas ce mode de transport, le principe est simple   : partager un trajet avec un automobiliste et partager tous les frais inhérents comme l’essence ou le péage. De nombreux sites existent en France mais le plus connu reste Blablacar, qui a d’ailleurs constaté "deux fois plus d’inscription ces derniers jours qu’une semaine normale", selon son porte-parole, Robert Morel.

Pour les trajets domicile/travail ou domicile/université quotidiens, "BlaBlaLines" est l’application dédiée aux trajets courts et fréquents. Pour les grèves, l’application propose une gratuité sous conditions. "L'offre est valable sur toute la France du 22 mars à la fin des grèves, pour tout covoiturage réellement effectué par l'intermédiaire de l'application BlaBlaLines et validé par votre localisation, avec des personnes que vous ne connaissiez pas avant le premier trajet. Cette offre est limitée à un aller-retour par jour par personne et à quatre trajets avec la même personne durant la période de l'opération", peut-on lire sur le site.

Même principe ou presque pour Autostop-citoyen "une démarche d’entraide citoyenne pour faciliter les déplacements en période de grève. Complémentaire aux plateformes de covoiturage existantes, cette initiative est une alternative simple, sans intermédiaire et sans formalité". Il suffit d’aller sur le site pour télécharger les documents nécessaires en tant que conducteur ou en tant qu’utilisateur : un macaron à poser sur le pare-brise pour le premier, une affiche pour indiquer la destination pour l’usager.

Les cars "Macron"

Au sein des trois compagnies de "cars Macron" actives en France, Isilines, filiale du groupe Transdev, a vu ses réservations "tripler par rapport à la normale, sur l'ensemble des lignes, tant pour les courtes distances que les Paris-Lyon ou Paris-Marseille", a indiqué à l'AFP son directeur général, Hugo Roncal, dimanche soir. "Sur ces deux jours de grève, nous avons plusieurs dizaines de milliers de passagers en plus, c'est un niveau comparable à celui d'un 23 décembre ou une veille de 14 juillet", précise-t-il.

Du côté du concurrent FlixBus, les réservations ont bondi de 60   % pour mardi. "Nous étions à +   40   % jeudi soir, et là on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de réservations de dernière minute", précise à l'AFP Yvan Lefranc-Morin, directeur général de FlixBus France. La société mettra 300   cars en circulation mardi, soit 50   de plus qu'en temps ordinaire et constate déjà des réservations en hausse de 30   % pour les 8 et 9 avril, les deux jours suivants de grève.