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Après la découverte de bonbonnes de gaz et d'un dispositif de mise à feu, dans la nuit du 29 au 30 septembre, dans le XVIe arrondissement de Paris, le parquet a ouvert une enquête antiterroriste. Cinq personnes ont été interpellées.

Cinq personnes – dont l'une était fichée pour radicalisation – ont été interpellées dans l'enquête antiterroriste ouverte après la découverte, dans la nuit du 29 au 30 septembre, de quatre bonbonnes de gaz et d'un dispositif de mise à feu, dans le hall et à l'extérieur d'un immeuble du XVIe arrondissement de la capitale, a-t-on appris lundi 2 octobre. Un de ces interpellés était fiché pour radicalisation.

"Parmi les personnes qui ont été arrêtées, l'un était fiché au fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, ndlr), ça veut dire radicalisé", a déclaré le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur France Inter, mardi 3 octobre.

La police a découvert deux bonbonnes de gaz dans le hall de cet immeuble du quartier de la porte d'Auteuil et deux autres sur le trottoir, ont indiqué ces sources qui confirmaient une information du Point. Les enquêteurs ont retrouvé la présence d'hydrocarbures autour de bonbonnes ainsi qu'un téléphone portable avec des fils aux extrémités, s'apparentant à "un dispositif de mise à feu", ont précisé ces deux sources.

Engin explosif artisanal

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête de flagrance pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", "tentative de destruction par un moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste" et "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste". Les investigations sont confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la préfecture de police de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

C'est un résident qui a donné l'alerte après avoir découvert, dans la nuit de vendredi à samedi vers 4 h 30, deux des quatre bonbonnes, selon une source proche de l'enquête. Des analyses techniques doivent être réalisées sur cet engin explosif artisanal.

Avec AFP