
Le président iranien, Hassan Rohani, a déposé sa candidature vendredi pour briguer un second mandat lors de l'élection présidentielle du 19 mai. La liste des candidats autorisés à participer au scrutin sera rendue publique le 27 avril.
Le président iranien Hassan Rohani s'est porté candidat, vendredi 14 avril, à l'élection présidentielle du 19 mai, avec l'espoir d'obtenir un second mandat de quatre ans.
"Une fois de plus, me voici pour l'Iran, pour l'Islam, pour la liberté et pour plus de stablilité dans notre pays", a-t-il déclaré, peu après s'être inscrit sur la liste des candidats. Âgé de 68 ans, considéré comme un dirigeant pragmatique modéré, capable de s'entendre avec l'Occident, Hassan Rohani avait été élu en 2013 en obtenant, dès le premier tour, un peu plus de 50 % des suffrages, grâce au large soutien des partis modérés et réformateurs.
La période d'inscription des candidatures s'achève samedi. Le Conseil des gardiens de la Constitution, instance contrôlée par les religieux conservateurs, aura ensuite jusqu'au 27 avril pour approuver une liste de candidats autorisés à participer au scrutin.
Ebrahim Raissi, le grand rival de Rohani
Le principal concurrent de l’actuel président iranien devrait être le religieux conservateur Ebrahim Raissi, lui aussi candidat. Ce proche du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a été nommé il y a un an par ce dernier à la tête d'Astan Qods Razavi, une puissante fondation de charité qui possède de nombreuses sociétés de construction et de service, d'immenses usines, de terres agricoles et de terrains à travers le pays.
Il est arrivé en tête des cinq personnalités choisies par quelque 3 000 conservateurs qui participent à un nouveau groupe, le "Front populaire des forces de la révolution islamique", créé en décembre avec l'objectif de s'entendre sur un candidat unique. Les responsables de ce Front ont autorisé les cinq personnalités à s'inscrire à l'élection mais affirment qu'une seule d'entre elles ira jusqu'au bout pour affronter Hassan Rohani.
Face aux conservateurs, le président iranien devra défendre son bilan économique, vivement critiqué par ses adversaires. Durant la courte campagne, il va pouvoir s'appuyer sur son plus grand succès diplomatique, la signature de l'accord nucléaire avec les grandes puissances en juillet 2015, qui a mis fin à plus de 12 ans de crise.
Avec AFP et Reuters