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Cinq employés de l'ambassade britannique relâchés par les autorités

Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, cinq des neuf employés de l'ambassade de Grande-Bretagne qui avaient été arrêtés ont été relâchés. Les autorités leur reprochaient leur "rôle important [...] durant les émeutes".

AFP - L'Iran a libéré cinq des neuf employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne qui avaient été arrêtés pour leur rôle présumé dans les émeutes post-électorales, a rapporté lundi le porte-parole des Affaires étrangères.

"Sur neuf personnes arrêtées à ce jour, cinq ont été libérées et les autres sont toujours interrogées", a dit à la presse Hassan Ghashghavi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

L'agence iranienne Fars avait annoncé dimanche l'arrestation de huit employés locaux de l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran dans le cadre de la crise provoquée par la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad.

Le ministre iranien du Renseignement, Gholam Mohseni-Ejei, avait expliqué dimanche que "l'ambassade de Grande-Bretagne a joué un rôle important dans les récentes émeutes" qui ont suivi le scrutin du 12 juin.

Selon lui, certains des employés de l’ambassade ont participé à des manifestations de l’opposition contestant la régularité de la réélection du président Ahmadinejad et incité des manifestants à poursuivre le mouvement.

Londres a protesté contre ces arrestations et demandé la libération immédiate des personnes arrêtées et l’Union européenne a averti que "le harcèlement et l'intimidation du personnel diplomatique des pays européens recevrait une réponse forte et collective de l'UE".

M. Ghasghavi a défendu l’arrestation des employés de l’ambassade britannique tout en assurant que l'Iran n'avait pas l'intention de fermer d'ambassades à Téhéran ni de réduire ses relations diplomatiques avec la Grande-Bretagne ou d'autres pays étrangers.

"Il n'existe aucun projet à l'heure actuelle de fermer quelque ambassade que ce soit ou de réduire nos liens diplomatiques", a dit Hassan Ghashghavi interrogé lors d'une conférence de presse sur la possibilité d'une fermeture de l'ambassade de Grande-Bretagne.

Il a aussi assuré que "l’arrestation de personnel local ne veut pas dire une réduction" des liens diplomatiques.

"Nous n’agissons pas de façon émotionnelle. Nous sommes très réalistes et nos actions sont prises sur la base de preuves", a dit M. Ghashghavi.

Le régime iranien affirme depuis plus d’une semaine que la vague de troubles qui secoue le pays depuis la réélection contestée de M. Ahmadinejad est organisée par les Occidentaux et au premier chef la Grande-Bretagne.

Les Occidentaux ont rejeté fermement cette accusation, tout en mettant en doute la validité du scrutin et en condamnant la dureté de la répression des manifestations de l’opposition.