
À l'occasion de sa sixième conférence de presse, François Hollande est revenu, lundi, sur les dossiers brûlants de l'actualité. Il a notamment déclaré souhaiter des "vols de reconnaissance" en Syrie, mais a exclu une intervention de troupes au sol.
La France effectuera bien des vols de reconnaissance en Syrie pour permettre d’éventuelles frappes contre l'organisation de l'État islamique, a affirmé François Hollande. Mais il n’y aura pas d’intervention au sol en Syrie, ce qui serait, selon le président, "inconséquent et irréaliste". Concernant Bachar al-Assad, "rien ne doit être fait qui puisse consolider [son] pouvoir", a réaffirmé François Hollande, pour qui le départ du président syrien "est nécessaire à un moment ou à un autre" pour une résolution de la guerre dans le pays.
La France accueillera 24 000 réfugiés sur les deux prochaines années dans le cadre des quotas au sein de l’Union européenne, a annoncé François Hollande. Le président de la République, qui estime à 60 000 le nombre de demandeurs d’asile en France en 2015 et qui se rendra au Liban après l’Assemblée générale de l’ONU pour y visiter un camp de réfugiés, a également annoncé la tenue d’un débat au Parlement dans les jours qui viennent. Il a enfin proposé l’organisation d’une conférence internationale sur les réfugiés à Paris.
François Hollande a noté des "progrès" en Ukraine et propose une réunion en format "Normandie" (France, Allemagne, Russie, Ukraine) en septembre à Paris. "Si le processus de paix se poursuit, je plaiderai pour la levée des sanctions", a-t-il ajouté.
Le président de la République a prévenu au sujet de la Conférence climat COP21 : "Il y a des risques d’échecs". La France va donc mener l’offensive sur le financement des politiques climatiques, a-t-il assuré. François Hollande se rendra notamment à Pékin début novembre pour lancer un appel avec le président chinois.
Il a également été question de politique intérieure durant la conférence de presse de François Hollande, qui est revenu sur les baisses d’impôt annoncées : il y aura plus de 2 milliards d’euros de baisse d’impôt en 2016 qui concerneront huit millions de foyers.
La réforme du Code du travail a aussi été évoquée. "Toute la place sera laissée à la négociation", a déclaré François Hollande, tout en affirmant que "la durée légale du travail ne changera pas".
François Hollande s’est enfin risqué sur le terrain des prévisions de croissance : celle-ci sera "sûrement" d’un peu plus de 1 % en 2015 et de 1,5 % en 2016, a-t-il estimé. Quant au déficit public, il sera abaissé à 3,8 % du PIB fin 2015 et de 3,3 % fin 2016.
Pour revivre la conférence de presse, sur vos smartphones, cliquez ici