
À la veille des réquisitions du parquet, plusieurs parties civiles ont décidé d'abandonner leurs poursuites engagées à l'encontre de l'ancien directeur du FMI.
Deux avocats des parties civiles ont indiqué, lundi 16 février, qu'ils abandonnaient les poursuites engagées à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn dans le procès pour proxénétisme dit "affaire du Carlton", à la veille des réquisitions du parquet.
"Équipes d'action contre le proxénétisme retire sa constitution de partie civile à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn", a déclaré lors de l'audience Me David Lepidi, avocat de l'association. L'infraction n'est pas suffisamment caractérisée, selon lui.
"Pour M. Strauss-Kahn, l'omerta a parfaitement fonctionné", a-t-il noté avec ironie, alors que DSK en costume noir, chemise sombre, restait impassible.
Son confrère Gilles Maton, qui défend quatre prostituées, a également annoncé qu'il abandonnait ses poursuites contre l'ancien patron du FMI.
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"Le Nid n'est pas dupe"
Emmanuel Daoud, l'avocat de l'association "Le Nid" qui vient en aide aux prostituées, a en revanche maintenu sa position.
"Peut-être que le tribunal rendra un jugement de relaxe mais le mouvement Le Nid n'est pas dupe", a-t-il dit à Reuters. "Dès lors que nous sommes convaincus qu'il savait qu'il y avait des femmes prostituées parmi les 'copines libertines', la cohérence nous conduit à maintenir notre constitution de partie civile."
Le Nid réclame 40 000 euros de préjudice moral à l'ensemble des prévenus du procès en correctionnelle de Lille.
"DSK" encourt jusqu'à 10 ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende pour proxénétisme aggravé. Le ministère public avait requis un non-lieu à son endroit.
Quatorze personnes sont poursuivies dans ce dossier qui a démarré autour de suspicions de proxénétisme dans plusieurs établissements lillois, dont l'hôtel Carlton.
Avec AFP et Reuters