
Le gouvernement intérimaire du Burkina Faso a été désigné dimanche. Le président Michel Kafando et le Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, y détiennent aussi respectivement les portefeuilles des Affaires étrangères et de la Défense.
Le gouvernement de transition du Burkina Faso a été désigné par décret dimanche 23 novembre au soir, après plusieurs jours d'intenses tractations. Les deux postes clés de la Défense et de l'Intérieur reviennent à des militaires.
Le lieutenant-colonel Issac Zida cumulera le poste de Premier ministre avec celui de ministre de la Défense, tandis que le président de la transition Michel Kafando occupera également le poste de ministre des Affaires étrangères, a indiqué le secrétaire général du gouvernement Alain Sery Ouattara, qui a annoncé la liste des membres du gouvernement devant la presse au palais présidentiel à Ouagadougou.
Un gouvernement à dominante militaire
Quatre militaires figurent dans ce gouvernement intérimaire, en comptant le lieutenant-colonel Issac Zida. Le colonel Auguste Denise Barry, l'un des plus proches collaborateurs de Zida, a été nommé ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité, l'équivalent du ministère de l'Intérieur.
Outre Kafando et Zida, le gouvernement de transition comporte 24 ministres et deux ministres délégués. Le secrétaire général Alain Sery Ouattara a également été désigné ministre.
Joséphine Ouédragogo, candidate malheureuse au poste de président de la transition, a été nommée à la Justice, tandis qu'Augustin Loada, figure éminente de la société civile, est chargé de la Fonction publique.
Le gouvernement intérimaire a été annoncé après des jours d'intenses tractations. La communication de la liste des ministres devait initialement se faire jeudi, puis avait été reportée à samedi et enfin à dimanche.
Après le renversement du président Blaise Compaoré, emporté par des manifestations massives fin octobre alors qu'il voulait modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir, l'armée a brièvement dirigé le pays, avant que le lieutenant-colonel Zida ne cède aux pressions et confie le pouvoir à un président civil, Michel Kafando.
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Avec AFP et Reuters