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Les pro-Russes disent être entrés dans Marioupol, l'armée ukrainienne dément

Alors que les négociations ont commencé à Minsk pour décréter un cessez-le-feu en Ukraine, sur le terrain à Marioupol notamment, les pro-Russes ont affirmé vendredi midi être entrés dans la ville. L'armée ukrainienne dément.

Les rebelles pro-russes ont affirmé, vendredi 5 septembre, être entrés dans la ville de Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, d’après l’agence Interfax qui cite des sources séparatistes à Donetsk. De son côté, l’armée ukrainienne a démenti cette information.

La Garde nationale ukrainienne, subordonnée au ministère de l'Intérieur, avait recommandé aux habitants de cette cité industrielle sur la mer d'Azov de se tenir prêts à quitter Marioupol en prévision de lourds combats. Marioupol est la dernière grande ville de la région encore sous contrôle ukrainien. Sa chute ouvrirait aux séparatistes la route de la Crimée, rattachée à la Russie depuis mars.

"Les combats ont continué hier soir jusque tard et ont repris tôt ce matin", a affirmé à l'AFP "Jivtchick", un membre du bataillon Azov. "C'est la guerre et vous ne savez jamais ce qui va se passer dans les 10-15 prochaines minutes", ajoute-t-il. "La situation est assez tendue. Nous attendons des ordres, nous avons de l'équipement", assure ce volontaire qui affirme être prêt à aller "au champ de bataille".

Une quinzaine d'obus tombés à Donetsk

À Donetsk, fief rebelle où une nette accalmie a duré plusieurs jours, les bombardements ont connu une recrudescence dans la nuit, faisant selon la mairie cinq morts civils et neuf blessés au sein d'une population à bout.

Dans un quartier du nord de la ville, une quinzaine d'obus sont tombés jeudi 4 septembre en fin d'après-midi, selon des habitants. Impossible d'établir avec certitude d'où sont partis les bombardements, mais ce quartier est à portée du secteur de l'aéroport, où les forces ukrainiennes sont encore positionnées.

Selon des responsables rebelles, si leurs adversaires sont en grande difficulté, des petites unités loyalistes mobiles poursuivent les bombardements en direction de ce fief séparatiste avant de se déplacer.

Pendant ce temps-là à Minsk, en Biélorussie, les pourparlers du "groupe de contact" (Russie, Ukraine, séparatistes et OSCE) sur un cessez-le-feu en Ukraine ont commencé. À leur arrivée dans l'hôtel du centre de Minsk où se tient la réunion, la plupart des délégués n'ont fait aucune déclaration mais l'ancien président ukrainien Leonid Koutchma a lancé aux journalistes : "Nous sommes tous venus ici pour la paix, c'est la chose la plus importante - parvenir à une trêve."

Avec AFP et Reuters

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