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Presse internationale, Mercredi 16 avril 2014. Au menu de cette revue de presse, la présidentielle algérienne, la vasectomie en Iran, et une révolution des mœurs en Italie.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la présidentielle algérienne, et la réélection probable du président sortant, Abdelaziz Bouteflika.
Comme s’il anticipait déjà cette victoire, son principal adversaire, l’ancien Premier ministre Ali Benflis, promet une «protestation pacifique en cas de fraude» - à lire en Une du site du journal El Watan. Ali Benflis laisse aussi entendre que les éventuels fraudeurs n’auront pas la tâche facile, puisqu’il dit disposer d’une armada de plus de 60 000 observateurs à travers le pays. Ce à quoi Abdelaziz Bouteflika a répondu en accusant Ali Benflis de «terrorisme».
Les détracteurs du président sortant sont exaspérés par la nouvelle candidature de Bouteflika, maintenue malgré ses problèmes de santé, et les promesses de ne pas se représente - à voir avec ce dessin qu’on a trouvé du côté du journal Liberté: «Boutef», comme le surnomment ses compatriotes, est «en route vers un quatrième mandat»...  en chaise roulante, escortée par la police.
La santé défaillante du chef de l’Etat algérien évoquée également par cet autre dessin, du International New York Times. Endormi à son bureau, Bouteflika est l’objet de l’attention inquiète de ses infirmières et de son médecin: «C’est ce qu’on appelle un gouvernement aux petits soins».
A la pointe de la protestation contre la réélection de Bouteflika, la presse algérienne, très véhémente ces dernières semaines. Libération a rencontré l’un de ces nombreux journalistes algériens qui ont décidé de ne pas se cacher derrière leur plume, Kamel Daoud, qui tient une chronique quotidienne dans le Quotidien d’Oran. Il raconte comment il navigue pour éviter les récifs de la censure. L’Algérie telle qu’il la voit: «Un pays coincé entre le ciel et la terre. La terre appartient aux "libérateurs", cette caste maudite qui ne veut pas mourir, et qui assure avoir fait la guerre pour nous. Et le ciel est colonisé par les religieux, qui se l’approprient au nom d’Allah».
L’étreinte des religieux, en Iran cette fois, se manifeste par la décision, en passe d’être votée, d’interdire… la vasectomie. C’est une info du Guardian, qui rapporte que les mollahs veulent également réduire le nombre d’avortements pour tenter d’augmenter le taux de natalité. Le Guide suprême Ali Khamenei souhaite voir passer la population iranienne de 77 à 150 millions de personnes.
En Italie, le nouveau président du conseil Matteo Renzi poursuit ses réformes, en accordant une nouvelle place aux femmes. «Au pays du bunga-bunga, c’est la révolution», s’amuse The Independent, qui revient sur la nomination de trois femmes à la tête de 4 grandes entreprises publiques.
Pour le pape des fameuses soirées bunga-bunga, Silvio Berlusconi, c’est désormais couvre-feu à 11 heures. Le prédécesseur de Renzi, vient d’être fixé sur les travaux d'intérêt général auxquels il a été condamné -à lire du côté du Guardian: il devra s'occuper de personnes âgées dépendantes et de handicapés au «minimum pendant quatre heures consécutives» et «au moins un jour par semaine». A 77 ans, Silvio Berlusconi a donc été condamné à passer du temps avec des gens de son âge.
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