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Jacob Zuma prévoit un fort taux de participation aux législatives

Le chef du Congrès national africain (ANC), Jacob Zuma, anticipe une "participation massive" aux élections législatives et provinciales de mercredi. Son parti est donné largement favori.

AFP - Le chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob Zuma, a assuré mardi que le Congrès national africain (ANC) utiliserait "avec responsabilité" la majorité qu'il est quasiment assuré d'obtenir lors des élections générales de mercredi.



"Nous prévoyons une participation massive demain et nous pensons que le peuple de ce pays donnera à nouveau un mandat large et clair à l'ANC", a-t-il déclaré au cours d'un point presse à Johannesburg.

"Nous savons que ce mandat implique une grande responsabilité et que nous devrons rendre des comptes", a poursuivi M. Zuma, donné pour favori dans la course à la présidentielle.

"Nous utiliserons notre majorité avec responsabilité et nous ne foulerons pas aux pieds les droits des citoyens, ni n'obligerons les autres parties à se soumettre", a-t-il dit.

Fort d'une légitimité tirée de la lutte contre l'apartheid, l'ANC a remporté les trois élections générales depuis l'avènement de la démocratie en 1994. En 2004, le parti avait décroché plus de 69% des suffrages.

Cette fois encore, l'ANC semble promis à une victoire écrasante. Un sondage Ipsos, publié mardi dans le quotidien Beeld, le crédite de 67% des intentions de vote.

Les différents partis d'opposition ont pourtant appelé les électeurs à se mobiliser pour priver l'ANC de sa majorité des deux-tiers qui lui permet de changer la Constitution à sa guise.

"Si l'ANC obtient deux tiers des suffrages et Zuma devient président, les conséquences seront graves", a déclaré récemment Helen Zille, leader du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), en accusant son rival de "considérer l'ANC comme plus important que la Constitution".

Les reproches de l'opposition ont été alimentés par les démêlés judiciaires du tribun zoulou -- qui vient de bénéficier d'un abandon de poursuites pour corruption -- et par les attaques lancées par certains de ses partisans contre les juges et enquêteurs.