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Bernard Arnault, le PDG de LVMH, renonce à demander la nationalité belge

Le PDG du numéro un mondial du luxe a retiré mercredi sa demande de naturalisation belge et répété son "attachement à la France". Bernard Arnault, qui dit n'avoir jamais envisagé l'exil fiscal, aurait "sous-estimé les conséquences de sa démarche".

Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, a annoncé mercredi avoir renoncé à sa demande de naturalisation belge, qui avait soulevé de vives polémiques en France à l'automne dernier.

La première fortune de France explique dans un entretien publié mercredi par Le Monde avoir "sous-estimé" les conséquences de sa démarche. "J'ai à plusieurs reprises expliqué que je resterais résident en France et que je continuerais d'y payer mes impôts. En vain. Le message n'est pas passé", dit Bernard Arnault.

Le PDG du numéro un mondial du luxe, qui a déjà essuyé deux avis négatifs de la part des autorités belges, n'avait que tardivement levé le voile sur les motifs de sa demande. Après avoir déclenché une tempête médiatique à l'automne, il avait laissé entendre en janvier que sa demande de nationalité belge visait à organiser sa succession - via une fondation créée en 2008 - et à préserver son groupe d'un possible éclatement en cas de mésentente entre ses enfants.

Cette fondation de droit privé belge, Protectinvest - qui s'éteindra en 2023, date à laquelle son plus jeune fils aura 25 ans - gèle les participations respectives de ses cinq enfants, deux issus d'un premier mariage et trois d'un second.

Cette fondation serait devenue inattaquable par ses descendants si Bernard Arnault avait obtenu la nationalité belge. "Aujourd'hui, je préfère cette relative fragilité et je fais confiance à ma famille pour rester unie", poursuit Bernard Arnault.

Il ajoute que cette polémique pouvait finir par ternir l'image de son groupe, en France et dans le monde. "Je ne veux plus être associé à une situation où l'on peut soupçonner que je souhaite l'exil fiscal", dit-il.

Bernard Arnaut affirme aussi par ce geste vouloir exprimer son "attachement à la France" et sa "confiance dans son avenir".

Reuters