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PSA a enregistré plus de 5 milliards de pertes en 2012

Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a annoncé, mercredi 13 janvier, une perte historique de 5,01 milliards d'euros en 2012 contre un bénéfice de 588 millions d'euros en 2011.

C'est l'année la plus noire de l'histoire de PSA Peugeot-Citroën. En 2012, le constructeur automobile a enregistré 5,01 milliards d'euros de pertes, a reconnu le groupe français mercredi 13 janvier. Des mauvais résultats que Philippe Varin, le président du directoire de PSA, a mis sur le compte de "la détérioration de l'environnement dans le secteur automobile en Europe".

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PSA a enregistré plus de 5 milliards de pertes en 2012

C'est la première fois que cette dépendance au Vieux Continent pèse aussi lourd dans le résultat de PSA. En 2011, le groupe avait ainsi encore réussi à dégager un bénéfice de 588 millions d'euros. Mais cette fois-ci, la division automobile, celle qui vend les voitures, a sérieusement souffert de la dégradation du marché européen. Elle a engrangé 2,5 milliards d'euros de pertes.

Pour faire face à cette mauvaise passe, le groupe a tout d'abord décidé de réduire fortement ses coûts d'ici 2014. Une restructuration qui doit entraîner la fermeture du site d'Aulnay et une suppression de 11 000 postes sur un total de 91 000 salariés dans le monde.

Deux marques, deux stratégies

Mais PSA compte également clarifier sa stratégie. Le constructeur entend davantage différencier le positionnement de ces deux marques. Ainsi l'avenir de Peugeot passerait, d'après le directeur financier du groupe Jean-Baptiste de Chatillon, par une "montée en gamme". Citroën, de son côté, va se diviser en deux gammes, DS et C. Afin de réduire sa dépendance à l'Europe, PSA entend soigner trois pays en particulier : la Chine, la Russie et le Brésil.

De son côté, le gouvernement suit de très près les mésaventures du constructeur. Les mauvais résultats sont "la traduction de ce qu'on sait, c'est-à-dire d'une situation économique difficile pour l'automobile française, pour ce constructeur en particulier", a ainsi affirmé mercredi Pierre Moscovici, le ministre de l'Économie sur France Info. Il a profité de l'occasion pour réaffirmer que l'État n'avait aucune intention de nationaliser le groupe et que le redressement de PSA était du ressort "du management de cette entreprise, mais dans le respect des salariés".

Avec dépêches