
Sommée jeudi par la Chine de clarifier sa position concernant le Tibet, la France a réaffirmé son opposition à l'indépendance de cette province, tout en précisant qu'elle souhaitait un dialogue entre les autorités chinoises et le dalaï-lama.
AFP - La France n'est pas favorable à l'indépendance du Tibet, a affirmé vendredi le ministère des Affaires étrangères, après un appel du Premier ministre chinois, Wen Jiabao, à une clarification de la position française sur cette question.
"Nous ne sommes pas favorables à une indépendance du Tibet", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Eric Chevallier. "Notre position absolument inchangée est celle du soutien à l'intégrité territoriale de la Chine et du refus des perspectives sécessionistes ou de soutien à l'indépendance du Tibet", a-t-il ajouté.
Mais "nous sommes attentifs à ce qu'il puisse y avoir une liberté religieuse et de pratique culturelle des Tibétains", a précisé le porte-parole. "Pour apaiser les tensions, il nous paraît utile qu'il y ait un dialogue entre les autorités de Pékin et le dalaï lama", a-t-il ajouté.
"On continue à espérer que cela peut être productif", a-t-il dit.
Un peu plus tôt, le Premier ministre chinois avait demandé à la France de clarifier sa position sur le Tibet afin de restaurer de bonnes relations après le coup de froid provoqué par une rencontre fin 2008 entre le président Nicolas Sarkozy et le dalaï lama.
"Nous espérons que la France puisse adopter une attitude claire sur la question du Tibet, afin de restaurer le plus vite possible les relations entre la Chine et France", a dit M. Wen lors d'une conférence de presse à l'issue de la session annuelle du Parlement.
Les présidents chinois Hu Jintao et français Nicolas Sarkozy doivent se retrouver à Londres le 2 avril pour un sommet du G20.