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L'Équateur dément avoir accordé l'asile politique à Julian Assange

La question de l'asile politique du fondateur de WikiLeaks, qui se trouve actuellement à Londres, doit être tranchée par le président Correa. En cas de refus, Assange sera extradé vers la Suède, où il est recherché pour violences sexuelles.

REUTERS - L'Equateur a démenti, mardi, les informations selon lesquelles il avait accordé l'asile politique au fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange, et a précisé que la décision incombait au président équatorien Rafael Correa.

Plus rien ne s'oppose à l'extradition d'Assange vers la Suède où il est recherché pour des violences sexuelles présumées après le rejet la semaine passée de son dernier recours judiciaire par la Cour suprême britannique.

Arrêté en 2010 en Grande-Bretagne, l'Australien était assigné à résidence dans le pays mais il a trouvé refuge à l'ambassade d'Equateur à Londres il y a huit semaines.

Le quotidien britannique The Guardian, citant des sources gouvernementales équatoriennes, rapportait que l'asile politique allait être accordé à Assange.

"Cette information est fausse", a déclaré le président Correa dans une conférence de presse. "Lorsque nous prendrons une décision, nous expliquerons très clairement les motifs et le cadre légal soutenant l'octroi ou non de l'asile politique à M. Assange", a-t-il ajouté.

S'exprimant en marge d'une réunion dans la ville d'Ambato, le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patino, a également contesté l'information du Guardian.

"Des sources anonymes, cela ne veut rien dire. Seuls le président et moi-même prendrons la décision. Rien n'est fait pour l'instant", a-t-il déclaré à Reuters.

Correa a précisé qu'une décision sur la demande présentée par Julian Assange devrait être rendue probablement avant la fin de la semaine et qu'il va s'entretenir de cette question avec son ministre des Affaires étrangères, mercredi.

Par convention diplomatique, la police britannique ne peut pénétrer dans la mission consulaire équatorienne à Londres. En revanche, il semble impossible au fondateur de WikiLeaks d'en quitter les locaux et de se rendre à l'aéroport pour prendre un vol à destination de l'Amérique du Sud sans être appréhendé.

"La question n'est pas seulement celle de l'asile de M. Assange", a expliqué Patino. "Pour qu'il puisse quitter l'Angleterre il faudrait qu'il bénéficie d'un laisser-passer du gouvernement britannique. Est-ce possible ? C'est une donnée que nous devons prendre en compte".