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Le coach Maradona débute par une victoire face à l'Écosse

La vie de sélectionneur de l'Argentin Diego Maradona s'est ouverte mercredi par un triomphe en Écosse, moins notable par sa première victoire dans un match amical sans lustre (1-0) que par l'accueil royal qu'il y a reçu.

La vie de sélectionneur de l'Argentin Diego Maradona s'est ouverte mercredi par un triomphe en Ecosse, moins notable par sa première victoire dans un match amical sans lustre (1-0) que par l'accueil royal qu'il y a reçu.

Hormis Buenos Aires, aucun autre endroit qu'Hampden, où le "Pibe de Oro" avait inscrit son premier but international en 1979, n'était plus adapté pour ses débuts de sélectionneur.

Les Ecossais lui ont hurlé leur reconnaissance d'avoir inscrit les buts de l'élimination du Mondial-1986 de l'ennemi anglais (2-1), le premier de la main, le second au bout d'un récital de dribbles.

Maradona a tapé dans les mains des gamins et leur a signé de bonne grâce des photographies de sa "main de Dieu". "Thank you for 86", remerciaient des supporteurs sur un drapeau à la Croix de Saint-André tandis que d'autres affichaient leur obédience à la "Church of Maradona".

En réponse, Maradona a flatté ("Dieu a voulu que je fasse mes débuts ici") et en a remis une couche sur l'adversaire commun: "L'Angleterre a battu l'Allemagne (en finale du Mondial-1966) avec un but qui n'en était pas un".

La popularité, Maradona aime

L'entraîneur adjoint de l'Ecosse, l'Anglais Terry Butcher, victime de Maradona en 1986, était bien seul...

L'indolence des défenseurs écossais permettait de ne pas souiller cette Sainte Alliance. Ils laissaient leurs visiteurs manoeuvrer pour offrir à Maxi Rodriguez l'honneur du premier but de l'ère Maradona, lequel restait étrangement impassible (1-0, 8e) sous le regard de son ami Claudio Caniggia, en tribune.

La suite fut sans intérêt, si ce n'est de montrer la fragilité de la défense albiceleste qui laissait James McFadden tester Juan Pablo Carrizo (42). Mais hormis un tacle par derrière de Gary Caldwell sur Carlos Tevez, Maradona n'avait guère l'occasion de se lever de son banc (45e).

La seconde période n'accouchait même pas d'une souris mais n'empêchait pas Maradona d'embrasser ses joueurs avec effusion et de fêter la victoire le poing serré.

Difficile de juger de son apport après ce match anonyme. Mais sur un point, Diego peut être rassuré: "Ici, j'ai senti ma popularité. Et j'aime ça..."

Il pourra le vérifier à Marseille contre la France en février, avant les choses sérieuses: son premier match de qualification pour le Mondial-2010, contre le Venezuela en mars.