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Le budget 2011 fixe des objectifs d'économies "historiques"

Chrisitine Lagarde a présenté la loi de finances pour 2011. Au menu, toute un série d’économies ainsi qu’un retour des prélèvements obligatoires. La ministre de l'Économie espère ramener les déficits français à 3 % à l’horizon 2013.

La ministre française de l’Économie, Christine Lagarde, a présenté, ce mercredi, en conseil des ministres le projet de loi de finances pour 2011. Comme prévu, ce budget représente un effort d’économie important. Qualifié par Christine Lagarde d’"historique", le texte prévoit toute une série de réductions dont le but est d’atteindre, d'ici à 2013, un niveau de déficit public de 3 % conforme aux exigences de l’Union européenne (UE). Voici les principaux points du projet de loi de finances.

Réductions des niches fiscales. François Baroin, ministre du Budget, avait déclaré que le coup de rabot porté sur les niches fiscales devrait rapporter 10 milliards d’euros à l’État. Finalement, le projet présenté par Christine Lagarde est légèrement moins ambitieux. Pour 2011, la réduction des niches rapportera 9,4 milliards d’euros. Elle a toutefois précisé qu’une nouvelle suppression de niche devrait intervenir en 2013 et 2014 pour récupérer 6 milliards d’euros supplémentaires.

Réductions des effectifs de la fonction publique. En 2011, l’État prévoit de supprimer 31 638 postes dans la fonction publique. Le gouvernement va donc poursuivre sa politique de non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais il ralentit la cadence. En effet, 33 749 postes sont supprimés en 2010. C’est le ministère de l’Éducation qui va être le plus touché avec 16 000 postes en moins en 2011.

Réduction du déficit. L’objectif "historique" du gouvernement est de réduire le déficit du budget de l’État de 152 milliards d’euros cette année à 92 milliards en 2011. De son côté, le déficit public français devrait commencer lui aussi à baisser à partir de 2011. Si en 2010, il va atteindre un record historique de 7,7 % du produit intérieur brut (PIB), Christine Lagarde prévoit qu’il retombera en 2011 à 6 %. Le but du gouvernement est de réussir à le ramener en 2013 aux fameux 3 % du PIB exigé par l’UE.

Augmentation des prélèvements obligatoires. Le président français, Nicolas Sarkozy, avait promis de les réduire, ils vont retrouver leur niveau de 2007 à partir de l’année prochaine. Les impôts, taxes et autres cotisations sociales vont passer de 41,9 % du PIB à 42,9 %. Par la suite, ce taux continuera à progresser pour atteindre 43,9 % en 2014, correspondant à son niveau de 2007, début du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Augmentation de la croissance. Afin de tenir ses objectifs économiques, Christine Lagarde mise sur une accélération de la croissance dans les années à venir. Si elle devrait atteindre 1,5 % cette année, la ministre table sur une croissance de 2 % pour l’année prochaine et espère même qu’en 2012 et 2013 elle soit de 2,5 %.