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Reprise progressive du trafic dans le ciel britannique

Fermés la nuit dernière à cause de l'arrivée d'un nouveau nuage de cendres volcaniques, les aéroports londoniens d'Heathrow et de Gatwick ont partiellement rouvert, ce matin. Ceux d'Amsterdam et de Rotterdam ont rouvert peu avant 14h.

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AFP - Le trafic aérien est resté perturbé lundi soir malgré la réouverture des aéroports fermés depuis dimanche dans le nord de l'Europe à cause du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, tandis que des compagnies aériennes critiquaient ces nouvelles restrictions.

Un millier de vols devaient être annulés lundi dans le ciel européen en raison d'un nouveau passage du nuage, selon l'Organisation européenne de la navigation aérienne, Eurocontrol. La présence du nuage a entraîné la fermeture successive à partir de dimanche d'aéroports au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas.

Le contrôle aérien britannique (NATS) a indiqué vers 16H00 GMT que l'espace aérien britannique serait dégagé jusqu'à 00H00 GMT mardi, mais qu'une interdiction de survol restait en place au-dessus d'une partie de la mer du Nord.

L'autorité britannique de l'Aviation civile a annoncé en début de soirée la mise en place à 11H00 GMT mardi de nouvelles mesures destinées à minimiser les perturbations dues au passage du nuage, s'ajoutant aux restrictions déjà dénoncées par plusieurs compagnies aériennes.

Le patron de British Airways, Willie Walsh, a dénoncé une "une réaction grossièrement exagérée à un risque très mineur".

"Je suis très inquiet du fait que des décisions d'ouverture et de fermeture des aéroports s'appuient sur des modèles théoriques", a-t-il dit, déplorant: "Il n'y avait aucune preuve de cendres dans le ciel de Londres aujourd'hui et pourtant Heathrow a été fermé".

Le patron de Ryanair Michael O'Leary a estimé que la réouverture des aéroports londoniens avait "retiré toute parcelle de crédibilité" au système de précautions mis en place par les autorités.

La compagnie aérienne néerlandais KLM a estimé que "la fermeture n'était pas nécessaire". "Le service de contrôle aérien aurait d'abord dû bien mesurer la concentration de cendres et ensuite prendre une décision", a relevé une porte-parole de la société.

En milieu de matinée, les aéroports britanniques avaient repris les vols, en particulier Gatwick et Heathrow à Londres, les deux principaux du pays. Mais ils subissaient malgré tout retards et annulations.

En annonçant la réouverture de l'aéroport de Dublin à 11H00 GMT, l'un des derniers en Irlande à reprendre ses activités, l'Autorité de l'aviation civile irlandaise (IAA) avait dit ne pas s'attendre à de nouvelles restrictions "pour au moins les 48 prochaines heures".

Aux Pays-Bas, les aéroports d'Amsterdam-Schiphol, de Rotterdam et Groningue, fermés à 04h00 GMT ont rouvert à 11H00 GMT. Cinq cents vols prévus au départ et à destination de Schiphol lundi entre 04h00 GMT et 12h00 GMT ont été annulés, bloquant 60.000 passagers dans le monde.

L'éruption du volcan Eyjafjöll en Islande avait paralysé le trafic aérien en Europe pendant près d'une semaine mi-avril. Plus de 100.000 vols avaient alors été annulés et plus de huit millions de passagers bloqués.

Selon le géophysicien islandais Magnus Tumi Gudmundsson, le volcan continue à être actif, et "il n'y a vraiment aucun moyen de dire" quand l'éruption se terminera.

Outre la dissipation du nuage au-dessus du Royaume-Uni, les passagers de British Airways ont reçu une deuxième bonne nouvelle en début de soirée: la justice a bloqué le mouvement de grève du personnel de cabine de la compagnie, quelques heures avant le début de l'arrêt de travail prévu mardi.

Le syndicat Unite avait appelé le personnel navigant de la compagnie aérienne à cesser le travail du 18 au 22 et du 24 au 28 mai, puis du 30 mai au 3 juin et du 5 au 9 juin.