Le gouvernement américain a annoncé vendredi des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), quelques heures après l'attribution du prix Nobel de la paix à l'ancienne juge sud-africaine Navi Pillay, récompensée notamment pour son travail au sein de cette institution. En réponse, la CPI a dénoncé une "attaque contre l'État de droit et les fondements mêmes de l'ordre juridique international".
Washington met ses menaces à exécution. Le gouvernement américain a annoncé, vendredi 9 octobre, sanctionner la Cour pénale internationale (CPI), afin de "défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace" que représente l'institution, selon un communiqué publié par le département d'État.
Une décision qui intervient quelques heures après que l'ancienne juge sud-africaine Navi Pillay a été récompensée du prix Nobel de la paix, notamment pour son travail au sein de cette institution.
"Attaque contre l'État de droit"
La Cour pénale internationale a réagi immédiatement, déclarant que ces sanctions constituent une attaque contre le droit international et a averti que "l'histoire jugera ce moment".
Ces sanctions constituent "une attaque contre l'État de droit et les fondements mêmes de l'ordre juridique international, qui porte un coup au principe fondamental selon lequel nul n'est au-dessus des lois", a déclaré la Cour dans un communiqué.
L'administration Trump a lancé ces derniers mois une offensive majeure contre la cour basée à La Haye, sanctionnant plusieurs hauts responsables de la CPI. Les États-Unis sont furieux contre cette institution qui a émis un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un proche allié de Washington, pour les crimes de guerre présumés commis à Gaza par Israël.
Le président américain Donald Trump a appelé les 125 pays membres de la cour à se retirer de cette instance, qu'il a accusée d'être "hors de contrôle".
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a promis de démanteler "brique par brique" la CPI, qui juge les auteurs des crimes les plus graves au monde. Peu avant l'annonce des sanctions, le Premier ministre néerlandais Rob Jetten avait répondu à cette menace, affirmant vouloir défendre la Cour pénale internationale "brique par brique", vendredi, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.
Avec AFP
