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Une mine d'or s'est effondrée mardi dans la région du Kordofan, dans le sud du Soudan, tuant au moins 67 personnes, selon le témoignage de survivants et des équipes médicales. Les opérations de recherche sont toujours en cours ont-ils précisé, évoquant de nombreux disparus toujours sous les décombres.

Un bac contenant des sédiments aurifères et un concentré de minéraux lourds, sur un site d'extraction minier d'or au Soudan, le 8 mai 2026. © Mohnd Bla, AP

Au moins 67 personnes ont été tuées dans l'effondrement d'une mine d'or dans le sud du Soudan, ont indiqué mercredi 16 septembre des survivants et équipes de secours, parlant de nombreux disparus encore sous les décombres.

"Nous ne savons pas combien d'autres sont toujours à l'intérieur", a déclaré Khair al-Sayyed Jabara, qui a participé avec d'autres mineurs aux opérations de secours toute la nuit, au lendemain de l'effondrement de la mine d'Al-Zaraa, dans la région du Kordofan.

"Tout le monde travaille dur pour récupérer les corps et chercher d'éventuels survivants, mais c'est compliqué. Nous avons besoin d'engins pour dégager la roche et la terre."

Depuis le début du conflit entre l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) en avril 2023, les deux camps se sont largement financés via l'industrie minière, en plus du soutien de pays étrangers.

Installations précaires

La guerre a dévasté l'économie déjà fragile du Soudan, où près de 20 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, selon les dernières estimations soutenues par l'ONU. Beaucoup ont perdu leur travail et se sont lancés dans une dangereuse ruée vers l'or.

La majorité de l'or extrait au Soudan provient de petites exploitations artisanales comme celle qui s'est effondrée, où les accidents sont fréquents en raison de la précarité des installations et du manque de mesures de sécurité.

"Ici, les puits sont tous à côté les uns des autres. Si l'un d'eux s'effondre, tous les autres autour s'effondrent", explique Al-Amin Suleiman, qui travaillait également à la mine d'Al-Zaraa mardi.

"C'est ce qu'il s'est passé" mardi, dit-il. "Pour l'instant, 60 corps ont été tirés des décombres, mais il y a toujours des personnes piégées sous le sol depuis hier. Je ne pense pas qu'elles soient vivantes."

Avec AFP et AP