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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé jeudi devant le parlement qu'aucun service ni aucun organisme international n'a remis à son gouvernement "de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré" l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez arrive au Parlement pour une séance consacrée à l'afflux massif de migrants dans l'enclave de Ceuta fin juillet, à Madrid, en Espagne. © Susana Vera, Reuters

Alors que la question de l'éventuel rôle du Maroc dans l'afflux de migrants à Ceuta est au cœur des débats en Espagne depuis un mois, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a affirmé ne pas avoir de "preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré" cette crise, survenue à fin juillet.

Cette déclaration intervient après la publication d'un rapport de la police espagnole évoquant notamment un "déploiement sensiblement plus réduit que d'ordinaire" et la "permissivité" des policiers marocains.

Le Premier ministre a par ailleurs critiqué des déclarations de ministres marocains revendiquant les droits du Maroc sur les deux territoires espagnols situés en Afrique du Nord.

"Nous avons entendu deux ministres faire des déclarations inacceptables sur Ceuta et sur Melilla (...) deux déclarations, Mesdames et Messieurs les députés, que nous avons bien entendu rejetées catégoriquement et pour lesquelles, je tiens à vous en informer, nous avons convoqué l'ambassadrice marocaine le 21 août dernier", a déclaré Pedro Sanchez.

Avec AFP