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Condamné en Russie, l'opposant russe Boris Nadejdine s'est réfugié en France
Boris Nadejdine, l’une des dernières voix critiques du Kremlin qui résidait en Russie sans être en prison, a annoncé, lundi, avoir quitté son pays pour se rendre en France.
L'opposant politique russe Boris Nadejdine devant son domicile, près de Moscou, le 15 juillet 2026. © Alexander Nemenov, AFP

L'opposant russe Boris Nadejdine, l'une des dernières voix critiques du Kremlin qui résidait en Russie sans être en prison, a annoncé lundi 3 août avoir quitté son pays dans une vidéo sur laquelle on le voit à Paris.

Condamné en Russie, l'opposant russe Boris Nadejdine s'est réfugié en France
Boris Nadejdine annoncé avoir quitté la Russie et être arrivé à Paris, en France, sur cette image tirée d'une vidéo diffusée le 3 août 2026. © Reuters

"J'ai de bonnes nouvelles : je suis vivant et en liberté. Malheureusement, pas en Russie", a déclaré Boris Nadejdine dans une vidéo diffusée sur Telegram où il apparaît en polo jaune devant la tour Eiffel.

"Maintenant, il faut réfléchir et comprendre comment aller de l'avant", a-t-il ajouté, indiquant qu'il informerait de ses plans plus tard.

"Agent de l'étranger"

Ancien député de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Boris Nadejdine avait renoncé à se présenter aux législatives de septembre en Russie après avoir été arrêté et condamné à une amende pour "extrémisme".

Cet homme de 63 ans avait été déclaré en juillet "agent de l'étranger", un label qui oblige à de lourdes contraintes administratives, utilisé par le Kremlin pour réprimer ses détracteurs.

Boris Nadejdine a accusé les autorités russes de vouloir le "réduire au silence" et le "pousser hors de la politique". Il avait été le seul opposant à la guerre en Ukraine à avoir cherché à se présenter contre Vladimir Poutine à la présidentielle de mars 2024 mais les autorités électorales avaient rejeté sa candidature.

Dans un entretien à l'AFP en juillet, il avait accusé Vladimir Poutine de mener la Russie vers une "catastrophe".

La quasi totalité des détracteurs du Kremlin sont en prison ou en exil à l'étranger. Le principal opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, est mort en prison en février 2024, ses soutiens affirmant qu'il a été empoisonné.

Depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, des milliers de personnes ont été condamnées ou sanctionnées pour leur opposition, parfois à de très lourdes peines.

Selon l'ONG spécialisée OVD-Info, plus de 2 000 personnes se trouvent actuellement en prison en Russie pour des raisons politiques.

Avec AFP