
Des rebelles du Front de libération de l'Azawad (FLA) à l'arrière de pick-up à Kidal, au Mali, le 26 avril 2026. © AFP
Le bilan est provisoire. Au moins 50 militaires sont morts samedi dans une attaque des indépendantistes touaregs et de jihadistes contre un convoi de l'armée qui quittait la ville stratégique d'Anéfis dans le nord du Mali, selon des sources locales et militaires jointes par l'AFP dimanche 19 juillet.
Cette attaque est l'une des plus meurtrières subies par l'armée malienne depuis le début du conflit qui ravage ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis une quinzaine d'années.
"Le bilan provisoire de l'attaque est très lourd. Plus de 50 militaires tués. Et au moins 24 prisonniers", a indiqué à l'AFP un élu local du Nord proche de la junte au pouvoir.
Ce convoi parti rejoindre Gao, la grande ville du Nord, quittait la ville d'Anéfis, théâtre ces dernières semaines d'âpres combats pour son contrôle.
"Certains de nos hommes ont été purement exécutés"
"C'est un bilan lourd. Certains de nos hommes ont été purement exécutés", a déploré une source au sein de l'armée malienne, qui précise que des investigations sont en cours pour comprendre les défaillances tactiques ayant conduit à un tel revers. "Nous sommes en train de voir ce qui a réellement pu rendre nos hommes aussi vulnérables."
"Mon mari a été tué samedi dans les combats. Il faut que le gouvernement nous dise la vérité. Il y a trop de morts", se lamente l'épouse d'un militaire tué lors de l'embuscade.
Les paramilitaires russes qui soutiennent l'armée malienne étaient déjà arrivés à Gao au moment de l'attaque et n'ont pas subi de pertes, selon les sources consultées par l'AFP.
"Aucun Russe n'a été tué. Les morts sont dans les rangs de l'armée et des milices de l'État", a indiqué un chef de communauté de la région de Gao.
"Il y a eu un problème de coordination entre les Russes et l'armée. Les Russes étaient devant. Ils sont arrivés à Gao sans perdre un seul homme", a confirmé un élu local.

L'attaque a été revendiquée par le Jnim et les indépendantistes du FLA.
L'armée a reconnu samedi que son convoi était "tombé dans une embuscade tendue par des groupes armés terroristes", sans donner de bilan.
Avec AFP
