
Des passants devant une fresque murale représentant un porte-avions américain pris pour cible par des missiles, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, ce dimanche 17 mai 2026. © Vahid Salemi, AP
Les Gardiens de la révolution iraniens ont déclaré, mercredi 15 juillet, que le détroit d'Ormuz resterait fermé au trafic maritime jusqu'à la "fin des agressions" américaines et ont menacé de bloquer d'autres "couloirs d'exportation qui bénéficient aux États-Unis et leurs alliés", alors que Washington a rétabli, la veille, le blocus des ports iraniens.
Selon des analystes, l'Iran pourrait être tenté de s'appuyer sur ses alliés houthis au Yémen pour fermer le détroit de Bab el Mandeb, débouché de la mer Rouge. Un haut responsable houthi cité par la chaîne iranienne Press TV a déclaré, lundi, que sa milice pourrait fermer le détroit en cas de poursuite d'attaques de l'Arabie saoudite.
Le blocus américain, qui avait été levé en juin, a été rétabli à 20 h GMT et s'applique aux ports iraniens et aux zones côtières du pays.
"Les exportations énergétiques de la région sont soit partagées par tous, soit refusées à tous", ont prévenu les Gardiens de la révolution dans un communiqué relayé par les médias officiels de Téhéran.
"Je réserve les cibles énergétiques pour la fin"
Le corps d'élite iranien a également dit avoir répliqué à de nouvelles frappes américaines en visant des installations appartenant à la 5e Flotte américaine basée à Bahreïn ainsi que des cibles au Koweït et en Jordanie.
L'armée américaine a dit avoir poursuivi ses bombardements "afin de continuer à détériorer les capacités de l'Iran à attaquer le trafic maritime commercial dans le détroit d'Ormuz".
"Je réserve les cibles énergétiques pour la fin, mais nous finirons par les frapper", a déclaré le président américain, Donald Trump, lors d'une interview à Fox News. "La semaine prochaine, ce sera les centrales électriques, les ponts", a dit le locataire de la Maison Blanche. "À moins qu'ils reviennent à la table et qu'ils négocient."
Avec Reuters
