
Les joueurs argentins célèbrent leur victoire face à l'Égypte en huitièmes de finale à Atlanta, le 7 juillet 2026. © Colin Hubbard, AP
Les Argentins n'avaient pas prévu que les équipes africaines des matches à élimination directes leur donnent autant de fil à retordre. Après des prolongations face au Cap-Vert, un des petits nouveaux de cette Coupe du monde, l'Albiceleste a dû attendre les derniers instants du choc contre l'Égypte pour décrocher sa qualification en quarts de finale. Malgré ces défis, les hommes de Lionel Scaloni sont toujours en vie et ont déjà tourné leur attention vers leur quart de finale contre la Suisse, le 12 juillet, 3 heures du matin heure française, à Kansas City.
La victoire renversante contre l'Égypte (3-2), mardi 7 juillet à Atlanta, pourrait rester dans les mémoires comme un tournant si l'Argentine parvient à conserver son titre. Menée 2-0 à une dizaine de minutes du terme, l'Albiceleste a signé un incroyable retour, portée par un Lionel Messi inspiré. Les larmes de la "pulga" (la puce) en disaient long sur la pelouse, des émotions qui l'ont parcouru au coup de sifflet final après un nouvel exploit. Elles étaient d'une joie mêlée d'un immense soulagement après avoir vu de près la sortie dans cette Coupe du monde.
La victoire a cependant été marquée par un scandale d'arbitrage : la fédération égyptienne a demandé à la Fifa d'exclure l'arbitre français François Letexier pour le reste du Mondial 2026, dénonçant des "erreurs flagrantes" lors du huitième de finale.
"Cette équipe se battra toujours"
Les argentins retiennent pour leur part le mental d'acier qu'ils ont mobilisé jusqu'aux derniers instants de la rencontre. "Il est très difficile d'évaluer cette équipe. La véritable évaluation, c'est le cœur qu'elle a montré, cette détermination à ne jamais abandonner", a déclaré l'ancien attaquant Carlos Tévez sur ESPN Argentina après la rencontre.
Si les tenants du titre se sont montrés moins convaincants en phase à élimination directe qu'au premier tour, où ils avaient disposé sans difficulté de l'Algérie, de l'Autriche et de la Jordanie, leurs difficultés face au Cap-Vert et à l'Égypte, laissant transparaître des failles défensives, pourraient finalement leur être bénéfiques.
L'Argentine a démontré un refus catégorique de céder à la défaite, un mantra souligné à plusieurs reprises par les joueurs après le succès du 7 juillet. "On a encore beaucoup souffert, mais c'est ça, une Coupe du monde. Tous les matches se déroulent ainsi", a déclaré Lionel Messi. "Ce groupe n'abandonne jamais et continue à se battre jusqu'au bout."

Le milieu de terrain Leandro Paredes a abondé dans le même sens : "On ne s'est jamais sentis éliminés, on n'a jamais cessé d'y croire... Ça a été un coup dur, mais cette équipe se battra toujours."
Pour Lautaro Martinez, attaquant de l'Albiceleste, cette détermination est destinée à une personne : leur capitaine, Lionel Messi. Il "est notre équilibre, notre guide, notre leader", a déclaré le numéro 22 en zone mixte. "Nous allons continuer à tout donner pour lui."
Quatre buts encaissés en deux rencontres
Les deux matches à élimination directe ont toutefois mis en lumière certaines fragilités. L'Argentine s'est fait peur, encaissant quatre buts en deux rencontres, alors qu'elle n'en avait concédé qu'un seul durant toute la phase de groupes, contre la Jordanie, lorsque Lionel Scaloni avait procédé à une large rotation de son effectif et laissé plusieurs titulaires au repos.
L'entraîneur argentin a néanmoins estimé que son équipe avait livré une bien meilleure prestation contre l'Égypte que face au Cap-Vert, soulignant qu'elle s'était créé de nombreuses occasions dès la première période, dont un penalty manqué par Lionel Messi.

"Jusqu'au coup de sifflet final, on ne renonce à aucun ballon et on continue à jouer comme on sait le faire", a déclaré le sélectionneur argentin aux journalistes.
Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni, qui devrait reconduire l'essentiel de l'équipe victorieuse face à l'Égypte, s'attend dimanche 12 juillet à une rencontre exigeante contre une sélection suisse dotée d'"une incroyable tradition en Coupe du monde" et de "joueurs remarquables". La "Nati" s'est qualifiée en quarts de finale, pour la première fois depuis 1954, à l'issue d'une rencontre équilibrée face à la Colombie où les deux équipes se sont neutralisées avant de donner la victoire à la Suisse au bout des penalties.
Avec Reuters et AFP
