
L'Anglais Harry Kane célèbre le deuxième but de son équipe face au Congo en 16es de finale à Atlanta, aux États-Unis, le 1er juillet 2026. © Erik S. Lesser, AP
La défense irrégulière des Anglais de Harry Kane va devoir faire face, samedi 11 juillet, aux assauts des Norvégiens menés par Erling Haaland. La machine à marquer des Vikings, qui fera face à certains de ses coéquipiers en Premiere League, est bien déterminé à continuer de marquer l'histoire en amenant la Norvège dans le dernier carré.
Les Three Lions, avec leurs stars à tous les étages, partent favoris pour atteindre le dernier carré du Mondial 2026, surtout après avoir surmonté l'altitude et gagné la bataille de l'Azteca, au terme d'un match contre le Mexique (3-2) qui restera dans l'histoire du tournoi.
Les hommes de Thomas Tuchel ont résisté aux assauts mexicains en seconde période malgré leur infériorité numérique, et écrit un succès qui s'inscrira probablement comme l'un des plus grands de l'Angleterre en Coupe du monde – du moins, dans l'ère moderne.
Après avoir perdu les deux dernières finales de l'Euro et atteint les demi-finales et les quarts de finale lors des deux dernières éditions du Mondial, cette génération est plus proche que n'importe quelle autre de mettre fin à la disette en Coupe du monde depuis 1966.

"Nous avons déjà été dans cette position plusieurs fois, a déclaré l'ailier anglais Bukayo Saka. Mais la meilleure équipe le jour J sera celle qui gagnera, nous en sommes conscients et c'est là-dessus que nous nous concentrons."
Ce parcours aux États-Unis a été possible grâce à Jude Bellingham et Harry Kane, aussi essentiels aux progrès de l'Angleterre que Erling Haaland ne l'est à ceux de la Norvège. Le milieu du Real Madrid et l'attaquant du Bayern Munich ont inscrit à eux deux 10 des 11 buts de l'équipe anglaise jusqu'ici.
Une défense anglaise réaménagée
Mais pour les Anglais, les problèmes se situent à l'autre bout du terrain et sont aggravés par une suspension de deux matches infligée à Jarell Quansah pour son carton rouge lors du 8e de finale.
Latéral gauche, Jarell Quansah avait dépanné à droite en l'absence de Reece James, le titulaire attendu qui a encore été trahi par son corps fragile après les deux premiers matches du Mondial. Absent mercredi 8 juillet de la séance collective, le joueur de Chelsea est très incertain, tout comme Declan Rice et Marc Guehi, qui ne sont pas entraînés non plus.

Encore une fois, Thomas Tuchel pourrait être contraint de réaménager sa défense, comme il l'a déjà fait plusieurs fois pendant le tournoi en raison de manque criant de joueurs dans ce secteur.
Haaland, monstre froid qui sait se faire discret puis être efficace et plein de sang froid quand il faut, sera évidemment la principale menace pour les Anglais lors du quart de finale, qui se jouera sous une forte chaleur et dans l'humidité.
Leurs lacunes défensives seront mises à rude épreuve par le grand blond, qui a terrassé le Brésil en huitièmes de finale et compte déjà sept buts lors de ses quatre premières apparitions en Coupe du monde.
Un match "vraiment spécial" pour Haaland
"Bien sûr, si on arrive à le tenir tranquille, ce sera un facteur énorme", a concédé le latéral gauche Nico O'Reilly, jeudi, à propos de son coéquipier à Manchester City. "Erling est dangereux dans la surface, c'est une vraie menace, mais ils doivent d'abord lui mettre le ballon jusqu'ici", a-t-il appuyé, confiant.
Le "cyborg" natif de Leeds, en Angleterre, a assuré que son équipe n'avait aucune pression : "Je pense qu'il y a des favoris évidents, l'Angleterre en fait partie. Je pense qu'on devrait mettre toute la pression possible sur les Anglais", a-t-il lancé aux journalistes jeudi, ajoutant que cela allait être un match "vraiment spécial" pour lui.

Pour sa première Coupe du monde depuis 28 ans, ce pays d'un peu plus de cinq millions d'habitants a largement dépassé les attentes : il a atteint ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire.
"Jouer et gagner contre le Brésil, c'était dingue pour nous, les Norvégiens, puis aller jouer l'Angleterre en quarts de finale, c'est incroyable. Si vous regardez les scènes en Norvège, ce n'est pas la Norvège habituelle", a insisté Haaland. En face, l'Angleterre dispute son troisième quart de finale consécutif et pourra faire parler sa force de l'habitude pour atteindre le dernier carré face à l'Argentine ou à la Suisse.
Avec AFP
