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En Corée du Sud, l'ex-président Yoon accumule les peines de prison
Un tribunal a condamné, ​lundi, l'ancien président de la Corée du Sud, Yoon Suk-yeol, à deux ans de prison pour corruption. La justice l'a déclaré coupable d'avoir illégalement bénéficié de services de sondage d'opinion d'une valeur de 2,7 milliards de wons (157 502 euros) fournis ​gratuitement par ‌un intermédiaire politique, selon des médias ⁠locaux.
L'ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol lors d'une conférence de presse à Séoul, le 7 novembre 2024. © Kim Hong-ji, AFP archives

Quelques jours après une condamnation à sept ans de prison, Yoon Suk-yeol a été condamné à une nouvelle peine dans une autre affaire, cette fois pour corruption. Un tribunal ⁠sud-coréen a condamné, ​lundi 13 juillet, l'ancien président à deux ans de prison ​après l'avoir reconnu coupable d'avoir illégalement bénéficié de services de sondage d'opinion d'une valeur de 2,7 milliards de wons (157 502 euros) fournis ​gratuitement par ‌un intermédiaire politique.

Le tribunal du district central de Séoul a jugé que Yoon Suk-yeol ‌avait enfreint la loi sur le financement politique en obtenant ⁠à titre gratuit 14 séries de sondages de la part de cet intermédiaire, avant d'exercer son influence ​pour favoriser l'investiture d'un ancien député en guise ‌de contrepartie, selon la décision.

Yoon Suk-yeol a rejeté ces accusations, affirmant qu'il n'avait pas sollicité ces enquêtes d'opinion ni promis ‌quoi que ce soit en échange.

Impliqué dans huit affaires judiciaires

La décision diffère de précédents jugements concernant l'ancienne Première dame ​Kim Keon-hee, qui avaient conclu à l'absence de contrepartie liée à ces services de sondage.

Le jugement rendu lundi peut ​faire l'objet d'un appel. Âgé de 65 ans, Yoon ​Suk-yeol est impliqué dans huit ​affaires judiciaires. Il conteste actuellement en appel une peine de réclusion à perpétuité prononcée en ​février après qu'un tribunal l'a reconnu coupable d'avoir orchestré une insurrection liée à sa brève proclamation de la loi martiale en 2024.

Parmi les autres dossiers, figure une décision rendue la semaine dernière ⁠par la Cour suprême confirmant définitivement une peine de sept ans de ⁠prison pour ​entrave à une tentative des autorités de procéder à son arrestation.

Avec Reuters