
Le buffle albinos surnommé "Donald Trump", le 17 mai 2026, dans une ferme d'élevage de Narayanganj au Bangladesh. AFP - SALAHUDDIN AHMED
Sa célébrité sur les réseaux a valu au buffle bangladais surnommé "Donald Trump" d'échapper au sacrifice de l'Aïd et de rejoindre par la grande porte le zoo national. Quelques heures avant qu'il ne passe au fil du couteau, le gouvernement du Bangladesh est intervenu, mercredi 27 mai, pour sauver l'animal qui a fait sensation en ligne.
Le taureau de 700 kg, un rare buffle albinos dont la spectaculaire mèche blonde rappelle la coiffure emblématique du président américain, devait être abattu pour l'Aïd al-Adha, la fête du sacrifice dans l'islam, au Bangladesh, pays à majorité musulmane.
Le conservateur du zoo national, Atiqur Rahman, a assuré à l'AFP que l'animal serait bien pris en charge. "Nous avons réservé un abri au buffle albinos et lui avons affecté un gardien". Ce drôle de Donald Trump "sera placé en quarantaine pendant deux semaines".
Star des réseaux sociaux
Des foules au Bangladesh s'étaient pressées pour prendre des photos avec cette improbable star des réseaux sociaux.
Zia Uddin Mridha, 38 ans, ancien propriétaire de "Donald Trump", a raconté que son frère l'avait surnommé en hommage à "sa chevelure extraordinaire". Il a ajouté qu'un flot continu de visiteurs curieux - fans des réseaux sociaux, badauds et enfants - défilaient impatients devant cette sensation d'Internet.
Il a cependant vendu le taureau avant l'Aïd al-Adha. Plus de 12 millions de têtes de bétail - chèvres, moutons, vaches et buffles compris - devraient être sacrifiées pendant la fête, une rare pour de nombreuses familles pauvres de manger de la viande à satiété.
Mais la police est ensuite intervenue après que le gouvernement a ordonné de l'épargner. "Les services de l'élevage nous a demandé de récupérer le buffle auprès de son propriétaire, car c'est un animal rare", a expliqué à l'AFP Mohammad Ruhul Quddus, officier en chef du commissariat de Keraniganj à Dacca, où la bête a été emmenée.
Ces services ont estimé ce "Donald Trump" est "encore très jeune et qu'on peut l'élever pendant quelques années".
Avec AFP
