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Iran, tensions commerciales, Taïwan : Donald Trump se rend en Chine pour une visite majeure
Le président américain Donald Trump s'est envolé mardi vers Pékin pour sa première visite en Chine depuis 2017. Il rencontrera son homologue chinois Xi Jinping à Pékin, pour y discuter de nombreux dossiers, de l'Iran à Taïwan, en passant par leurs liens commerciaux.
Le président américain Donald Trump monte à bord d'Air Force One pour se rendre en Chine, le 12 mai 2026, à la base militaire d'Andrews. © Alex Wong, Getty Images via AFP

Une rencontre entre deux géants. Donald Trump s'est envolé mardi 12 mai en direction de Pékin pour la première visite en Chine d'un président américain depuis celle qu'il avait lui-même effectuée en 2017. Cette nouvelle visite diplomatique se tient avec la guerre au Moyen-Orient en toile de fond et de multiples sujets de friction, dont le commerce et Taïwan.

Son programme, chargé, comprend notamment des rencontres avec son homologue chinois Xi Jinping jeudi et vendredi.

Les ventes d'armes des États-Unis à Taïwan, le contrôle des exportations de terres rares par la Chine et, plus généralement, des relations commerciales bilatérales tumultueuses figurent parmi les sujets qui devraient être évoqués par les dirigeants des deux premières économies mondiales.

Le conflit au Moyen-Orient sera également au cœur des discussions, un haut responsable américain ayant déclaré cette semaine à la presse que Donald Trump ferait pression sur Xi Jinping à propos de l'Iran, dans le cadre de ses efforts en vue de parvenir à un accord pour mettre fin à cette crise internationale.

Soigner leur relation commerciale

Les relations économiques entre Pékin et Washington ont été marquées par des tensions ces dernières années, les deux parties observant actuellement une trêve d'un an conclue au cours de la dernière réunion entre Donald Trump et Xi Jinping en Corée du Sud, en octobre. L'important excédent commercial de la Chine avec les États-Unis a longtemps irrité le président américain, qui a imposé des droits de douane sur les produits chinois pendant son premier mandat.

Donald Trump sera d'ailleurs accompagné en Chine par une importante délégation de dirigeants d'entreprises américaines, dont Elon Musk (Tesla), Tim Cook (Apple) et Kelly Ortberg (Boeing), a annoncé la Maison Blanche.

Ce sommet, très attendu, intervient à un moment incertain pour l'économie chinoise, qui a connu ces dernières années des difficultés liées à une faible consommation intérieure et à une crise de la dette persistante dans le secteur de l'immobilier, autrefois florissant.

Pour Li Jiahao, gérant d'un bar karaoké à Pékin, la visite de Donald Trump ne mettra pas forcément fin à toutes les difficultés dans les relations sino-américaines, même s'il espère des "résultats positifs".

"Venir ici et résoudre les problèmes sont deux choses différentes", a ainsi affirmé le trentenaire à l'AFP, avant de lancer : "La Chine et les États-Unis ont des responsabilités en tant que grandes puissances" et "seule l'amitié peut nous permettre de parvenir à un développement mutuel et de devenir plus forts".

Taïwan, sujet sensible

Un autre sujet de discorde majeur pour les responsables chinois est l'assistance militaire fournie à Taïwan par les États-Unis. Guo Jiakun a réitéré mardi l'opposition "constante et sans équivoque" de la Chine aux ventes d'armes américaines à cette île.

Donald Trump s'était quant à lui dit la veille prêt à aborder ce sujet épineux, laissant entendre que sa relation personnelle avec Xi Jinping empêcherait une invasion chinoise de Taïwan. "Je pense que tout ira bien. J'entretiens de très bonnes relations avec le président Xi. Il sait que je ne souhaite pas que cela se produise", a-t-il déclaré.

La Chine considère Taïwan comme l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique mais se réserve la possibilité de recourir à la force. Elle est hostile à tout agissement qui, à ses yeux, nuirait à une "réunification" non négociable et inéluctable, selon elle.

Avec AFP