
Pour afficher ce contenu YouTube, il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Accepter Gérer mes choixUne extension de votre navigateur semble bloquer le chargement du lecteur vidéo. Pour pouvoir regarder ce contenu, vous devez la désactiver ou la désinstaller.
RéessayerDepuis le début de la guerre au Liban, le brouhaha des élèves s'est tu dans de nombreuses écoles. Dans le sud du pays, à 40 kilomètres au sud de Beyrouth, beaucoup ont été transformées en refuge pour les familles déplacées par le conflit.
Dans l'une d'entre elle vivent désormais Ali et son fils Hani, huit ans. Tous les deux ont quitté à la hâte la ville de Tyr, bombardée, emportant uniquement quelques affaires dans des sacs surchargés.
Mais alors qu'au quotidien, il faut déjà composer avec le bruit incessant des frappes et des explosions, la promiscuité des lieux et les difficultés à se nourrir correctement, en silence, Hani livre un autre combat, contre le cancer.
Chaque semaine, le défi est le même : trouver un véhicule pour transporter le garçon jusqu'à Beyrouth pour qu'il puisse y suivre sa chimiothérapie. "Récemment, Hani a manqué plusieurs séances, or nous savons qu'avec la chimiothérapie pour les enfants, il est absolument interdit d'en rater. Pour optimiser nos chances avec les traitements et obtenir les résultats escomptés de plus de 90 % de succès, il ne doit manquer aucune séance", déplore son médecin, Peter Houn, chef de service de l'unité d'oncologie pédiatrique au CHU Saint-Georges de Beyrouth.
Coûts des traitements
D'autant plus qu'au défi de se déplacer s'ajoute un autre obstacle : le coût des traitements, qui s'élève de 60 000 à 200 000 euros par enfant. Des coûts aujourd'hui difficilement gérables pour l'établissement de santé, malgré l'aide des ONG. "Avec la guerre et la situation économique, nous ne collectons pas suffisamment de fonds pour pouvoir prendre en charge tous les enfants", regrette Peter Houn.
