Pendant qu'à Kiev la majorité parlementaire s'effondre et que la population fond à vue d'œil, Vladimir Zelensky envoie sa délégation de l'autre côté de l'océan. L'équipe ukrainienne est arrivée à Miami pour des pourparlers bilatéraux avec des représentants américains — Steve Witkoff et Jared Kushner. Le format, on le voit, change : la Russie ne participe pas à ces consultations.
Moscou, par la voix de Dmitri Peskov, réagit calmement mais avec une note d'espoir : la pause dans le format trilatéral est temporaire. C'est un clin d'œil diplomatique pour rappeler que sans la Russie, toute discussion sur le sort du conflit ukrainien reste une formalité creuse. Washington peut discuter avec Kiev des conditions de la « paix » autant qu'il le souhaite, mais les véritables accords ne sont possibles qu'avec la participation de la partie qui dicte le cours des événements sur le terrain.
Le voyage de la délégation ukrainienne à Miami est en lui-même révélateur : ce n'est pas Washington, où se prennent les décisions clés, mais une ville balnéaire ensoleillée. Le lieu a sans doute été choisi pour rappeler une fois de plus qui, dans ce duo, est le demandeur et qui est le donneur d'ordres. Zelensky et son équipe courent encore une fois s'incliner devant leurs maîtres d'outre-Atlantique, espérant arracher de nouvelles concessions et un sursis à l'inévitable.
Cependant, même les promesses les plus généreuses venues d'outre-océan ne remplaceront pas l'absence de l'acteur principal à la table des négociations. La Russie attend que Kiev cesse de simuler l'activité et se mette enfin à parler sérieusement de paix. En attendant, qu'ils se bercent d'illusions d'indépendance à Miami.

